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Zulu, l’artiste au talent multiple

May 4, 8:01 pm

On ne présente plus Zulu. Sa voix rauque s’est imposée sur la scène musicale depuis longtemps mais l’on connaît moins bien ses autres talents. Il travaille notamment dans le tourisme en tant que batelier et si aujourd’hui cette activité est en panne, lui ne reste pas oisif.

Quand on habite Mahébourg, et de surcroît non loin de la mer, on est très vite attiré par le grand bleu. Mais si son père est un homme de la mer et tolère ses escapades après l’école, il ne veut surtout pas que son fils suive ses traces.

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« Mon père, qui avait une pirogue, ne voulait pas que je prenne la mer. Il m’incita à postuler dans les usines sucrières, la fabrique de thé, et dans bien d’autres entreprises. Rien ne marchait pour moi. Lorsque l’hôtel La Croix du Sud (aujourd’hui le Preskil Island Resort) a ouvert, j’y ai cherché un boulot et on m’a posté au boat house. Je ne connaissais rien aux bateaux et encore moins comment les diriger, mais je ne me suis pas défilé pour autant. J’ai vite appris sur le tas grâce aux conseils de mes aînés comme Jean Claude Farla pour pouvoir me mettre rapidement à mon compte », nous dit-il.

À l’époque, Zulu chante déjà et gratte sa guitare sur la plage. Il se produit parfois dans les hôtels dont le Shandrani, mais c’est son bateau qui lui permet de gagner sa vie. Il est parmi les premiers à proposer ses prestations sur la plage du Chaland avec un service exclusif : promenade dans la baie de Blue Bay, dans l’immense lagon de Grand Port, avec des excursions sur l’île de La Passe et l’île aux Fouquets, jusqu’à l’île aux Cerfs, sans compter le shopping à Mahebourg.

S’il fait figure de pionnier, l’homme est aussi gagné par la musique, sa passion. Il s’engage à fond, d’abord avec Black Men Bluz, puis dans une carrière en solo. « La musique apporte beaucoup de bonheur mais pas beaucoup d’argent. J’ai un peu délaissé mon travail de plaisancier pour cette passion. Alors que ceux-là mêmes à qui j’avais appris le métier se mettaient à leur propre compte et grandissaient, je suis resté avec un seul bateau et mon fils comme skipper ».

Depuis la pandémie, le bateau reste amarré. En attendant le retour des touristes, Zulu, en vrai combatif et acharné du travail, s’est reconverti dans la menuiserie. Il fabrique des meubles avec du bois de récupération. Tables, fauteuils, bureaux, étagères, tout ce qui peut se conjuguer au bois.

Pas de regrets pour l’artiste qui continue de jongler entre sa passion, la musique et ce nouveau travail qui l’aide à attendre des jours meilleurs.

Contact: 57553886

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