fbpx Skip to content

Our people

Cap Malheureux : derrière l’église iconique, ses écailleurs de poissons

January 10, 10:06 am

Destination phare de Maurice, le village de Cap Malheureux situé à l’extrême nord du pays est réputé pour son église au toit rouge flamboyant, ses magnifiques plages qui font le bonheur de ses habitants et des visiteurs mais pas que ! Ce village du littoral est aussi connu pour ses écailleurs de poissons et vendeurs de coquillages décoratifs qui se fondent parfaitement dans le décor.

À Cap Malheureux comme dans la plupart des villages côtiers de l’île, les métiers de la mer sont une véritable institution. Si les pêcheurs et banians sont depuis longtemps dans le paysage mauricien, les écailleurs de poissons sont devenus de plus en plus présents en grande partie en raison du développement du pays. Ils viennent faciliter la tâche des clients qui n’ont le temps, ne savent pas ou rechignent à nettoyer le poisson.

Author
51 articles

Lagon émeraude

 

*Vinod et son beau-frère Rudy, offrent ainsi leurs services aux villageois et aux clients de passage dans la région. Il est 9 heures lorsque les deux compères arrivent aux abords de l’église Notre Dame Auxiliatrice. Munis de leurs matériels notamment des paires de ciseaux, des couteaux, des écailleurs et de seaux, ils attaquent la journée. Les pêcheurs rentrent de leurs pêches du matin et les clients s’impatientent devant leur petite table dressée non loin de la jetée. En toile de fond, le Coin de Mire entouré d’un lagon couleur émeraude, qui scintille, permet de prendre son mal en patience.

Retour aux sources

Toujours sous les yeux des clients locaux et des touristes qui abondent les lieux, c’est au tour de Vinod d’entrer en scène. Ce dernier arrive avec un seau rempli de Cypraea tigris, également appelé porcelaine tigrée, des petits coquillages pêchés dans la baie de Cap Malheureux et très prisées des touristes. Tout en installant ses petits coquillages sur le côté droit de la table, Vinod parle de sa passion pour la mer et de sa reconversion. « J’étais cuisinier dans le secteur de l’hôtellerie. Nous sommes nombreux en ce temps de crise sanitaire et économique à nous démener comme on peut pour gagner notre vie quitte à parfois faire autre chose que notre domaine de prédilection. Ceci étant dit, comme tout enfant issu d’un village de pêcheur, je me suis découvert une vraie passion pour la mer très jeune. La crise sanitaire a été pour moi l’occasion de renouer les liens avec la mer et aussi d’avoir un peu d’argent. Je vends principalement des coquillages que j’ai moi-même trouvés dans le lagon mais cela m’arrive de donner un coup de main au mari de ma sœur en cas de besoin. Nous aimons tous les deux ce que nous faisons. »

Toujours sous les yeux des clients locaux et des touristes qui abondent les lieux, c’est au tour de Vinod d’entrer en scène. Ce dernier arrive avec un seau rempli de Cypraea tigris, également appelé porcelaine tigrée, des petits coquillages pêchés dans la baie de Cap Malheureux et très prisées des touristes.

Tout en installant ses petits coquillages sur le côté droit de la table, Vinod parle de sa passion pour la mer et de sa reconversion. « J’étais cuisinier dans le secteur de l’hôtellerie. Nous sommes nombreux en ce temps de crise sanitaire et économique à nous démener comme on peut pour gagner notre vie quitte à parfois faire autre chose que notre domaine de prédilection. Ceci étant dit, comme tout enfant issu d’un village de pêcheur, je me suis découvert une vraie passion pour la mer très jeune. La crise sanitaire a été pour moi l’occasion de renouer les liens avec la mer et aussi d’avoir un peu d’argent. Je vends principalement des coquillages que j’ai moi-même trouvés dans le lagon mais cela m’arrive de donner un coup de main au mari de ma sœur en cas de besoin. Nous aimons tous les deux ce que nous faisons. »

Si vous vous promenez du côté de Cap Malheureux, ne vous arrêtez pas à l’entrée de son église. C’est sur le bord de mer que vous pourrez rencontrer les habitants et découvrir l’esprit villageois et l’authenticité de la vie mauricienne.

Cap Malheureux and its fish scalers

Cap Malheureux is a popular destination in Mauritius. It is located in the extreme north of the country and is famous for its church with its flamboyant red roof, its magnificent beaches which make the inhabitants and visitors happy, but not only! This coastal village is also known for its fish shuckers and decorative shell vendors who blend in perfectly with the scenery.

In Cap Malheureux, as in most of the island’s coastal villages, the sea trades are a real institution. While fishermen and banyan trees have long been part of the Mauritian landscape, fish scalers have become increasingly present, largely due to the country’s development. They come to facilitate the task of customers who do not have the time, do not know or are reluctant to clean the fish.

 

Emerald lagoon

 

Vinod and his brother-in-law Rudy, offer their services to villagers and customers passing through the region. It is 9 o’clock when the two friends arrive near the church of Notre Dame Auxiliatrice. Equipped with their materials, namely pairs of scissors, knives, scalers and buckets, they start the day. The fishermen return from their morning catch and the customers are impatient in front of their little table set up not far from the pier. In the background, the Coin de Mire, surrounded by an emerald lagoon, sparkles, sets a great scene to wait.

The first customers drop off their fish bought from the village fishmongers (banyans). Armed with his knife, Rudy sets to work. With a scaling stroke here and a scissor stroke there, he tells his story. “My parents run a commercial building and I used to work with them. Then one day, love knocked on my door and I met my wife. She was the one who worked as a fish scaler with my brother-in-law. That’s how I ended up doing this job. Our job is to scale and gut the fish that people buy a little further away. I have to admit that at the beginning it was not easy with the smell and when I emptied the fish, I felt like throwing up. With this blazing sun, it is not always easy as we work from 9 am to 6 pm. It takes a lot of courage but I got used to it and since then it’s my livelihood. I do it with love. Through this job, I meet people from all over the island and even the world”.

Reconnect with the sea

 

Still, under the eyes of the local customers and the tourists who abound the place, it is Vinod’s turn to enter the scene. He arrives with a bucket full of Cypraea tigris, also known as tiger porcelain, small shells collected in the bay of Cap Malheureux and very popular with tourists. While setting up his small shells on the right side of the table, Vinod talks about his passion for the sea and his reconversion. « I was a cook in the hotel sector. Many of us, in this time of health and economic crisis, are struggling to earn a living, even if it means sometimes doing something else than our chosen field. Having said that, like any child from a fishing village, I discovered a real passion for the sea at a very young age. The health crisis was an opportunity for me to reconnect with the sea and also to have some money. I mainly sell shells that I found in the lagoon myself, but I sometimes give my sister’s husband a hand when he needs it. We both love what we do.

If you’re walking around Cap Malheureux, don’t just stop at the entrance to its church. It is on the seafront that you can meet the locals and experience the village spirit and authenticity of Mauritian life.

 

 

 

 

Destinations
Our people

Show Your Support

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Like it 11