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Max le cordonnier : une histoire de courage

January 12, 2:28 pm

Chef de chantier pour une entreprise très connu à Maurice, Max dirigeait des équipes, contrôlait, coordonnait et planifiait les travaux. Il a vu sortir de terre certains centres commerciaux de l’île et certaines routes mais sa vie a basculé il y a une dizaine d’années. Atteint de glaucome, il a dû quitter son emploi et s’est reconverti en cordonnier.

Bien que la cordonnerie tombe aujourd’hui en désuétude, il reste toutefois quelques irréductibles qui continuent à faire perdurer ce métier très ancien. Parmi eux, Max, âgé d’une cinquantaine d’années, survit grâce à son activité de cordonnier. Originaire de Poste La Fayette, il exerce ce métier dans une ruelle non loin du célèbre Sunset Boulevard à Grand Baie où il tient un petit tricycle. Il répare et redonne vie à des chaussures, des sacs et autres objets. 

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Veuf et épaulé par son fils, cet habitant de Pamplemousse rêve d’une vie meilleure. Son histoire est émouvante. Max n’a pas eu une vie toute simple. Né sans handicap, il est devenu aveugle depuis plus d’une dizaine d’années. Brave et courageux, cet ancien chef de chantier n’a pas baissé les bras.

Souriant et très poli

Il est 10 heures, la chaleur commence à se faire sentir. Les clients commencent à défiler chez « Max Le Cordonnier ». En face du tricycle, assis sur une chaise sous un manguier, Max répare une paire de chaussures. Très souriant et très poli, il salue les passants. Telle est son quotidien. D’une voix douce et calme il revient sur ces évènements qui ont changé sa vie.

« Ma vie a pris une autre tournure il y a dix ans de cela. Un simple accès de colère m’a coûté la vue. J’ai été victime de ce qu’on appelle le glaucome, plus communément appelé tension des yeux. J’ai perdu la vision de l’œil droit et depuis quelque temps je ne vois plus des deux yeux. Comme un malheur ne vient jamais seul, ma cécité m’a poussé à démissionner de mon poste de chef de chantier. J’y ai travaillé depuis que je suis tout jeune. Certes, cela a été une décision difficile mais je n’avais pas vraiment le choix », soupire-t-il.

Son handicap ne le lui fait pas baisser les bras. Max se reconverti dans la cordonnerie. « Si je vous raconte comment j’ai appris ce métier, vous ne me croiriez pas. On sait tous que les enfants apprennent souvent un métier de leurs parents mais pour moi c’était l’inverse. C’est mon fils, qui tient un stand au centre commercial de Mahogany qui m’a appris ce métier. Et depuis, c’est devenu une vraie passion. Et comme nous le disons si bien ici « bizin trase ». À la mort de mon épouse, pour ne pas avoir à mendier, je me suis installé à Pamplemousse et j’ai commencé à travailler comme cordonnier. »

Son adage : « le client est roi ». Pour satisfaire à la demande de sa clientèle, Max est sur son lieu de travail de 7 heures à 15 heures de lundi à samedi. Pour une réparation il faut compter environ 20 à 60 minutes de travail.

Max, from site manager to shoemaker

As a site manager for a well-known company in Mauritius, Max managed teams, controlled, coordinated and planned works. He saw some of the island’s shopping centres and roads being built, but his life changed ten years ago. With glaucoma, he had to quit his job and became a cobbler.

Although shoemaking is now falling into disuse, there are still a few diehards who continue to keep this ancient trade alive. One of them is Max, who is in his fifties and survives thanks to his cobbler’s trade. Born without a handicap, he became blind more than ten years ago. Originally from Poste La Fayette, he works in an alleyway not far from the famous Sunset Boulevard in Grand Bay where he owns a small tricycle. He repairs and gives new life to shoes, bags and other objects. Widowed and supported by his son, this Pamplemousse resident dreams of a better life. His story is moving. Max has not had a simple life. Courageous, this former site manager has not given up.

It is 10 a.m. and the heat is beginning to make itself felt. The customers are starting to pour in at « Max le Cordonnier ». Opposite the tricycle, sitting on a chair under a mango tree, Max is repairing a pair of shoes. Very smiling and polite, he greets passers-by. This is his daily routine. In a soft, calm voice he looks back on the events that changed his life.

 

Bad things never come alone

 

« My life took a different turn ten years ago. A fit of simple anger cost me my sight. I fell victim to what is called glaucoma, more commonly known as eye strain. I lost the vision in my right eye and for some time now I have been unable to see out of both eyes. As bad things never come alone, my blindness led me to resign from my job as a site manager. I have been working there since I was very young. It was a difficult decision, but I didn’t really have a choice, » he sighs.

His disability did not make him give up. Max turned to shoemaking. « If I told you how I learned this trade, you wouldn’t believe me. We all know that children often learn a trade from their parents, but for me, it was the other way round. My son, who runs a stall in the Mahogany shopping centre, taught me this trade. And since then, it has become a real passion. And as we say so well here « bizin trase ». When my wife died, so that I wouldn’t have to beg, I moved to Pamplemousse and started working as a cobbler.

His motto: « the customer is king ». To meet his customers’ demands, Max is at work from 7 a.m. to 3 p.m. from Monday to Saturday. A repair takes about 20 to 60 minutes.

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