Lancé il y a quatre ans, le SALT of Palmar s’est démarqué avec un concept promouvant l’authenticité mauricienne et l’ancrage dans la communauté. Une philosophie adoptée par les membres de l’équipe de l’hôtel et qui a vite séduit des voyageurs à la recherche d’expériences locales. Ce qui a valu à cet établissement de Palmar d’être primé aux premiers Sustainable Awards de la Tourism Authority qui se sont tenus au mois de mai dernier.
Philosophie très humaniste
Raj Reedoy, General Manager du SALT, estime que cette reconnaissance « apporte un sentiment d’accomplissement et cela insuffle une motivation plus forte dans chaque membre de l’équipe pour continuer à apprendre et à garder bon travail dans la livraison humaine, locale et surtout les expériences, qui sont transformationnelles ». Selon lui, ce prix sera bénéfique à l’industrie touristique locale dans son ensemble. « Nous sommes différents sous tous les aspects surtout au niveau écologique. Nous avons mis l’accent sur la durabilité environnementale qui nous a permis de remporter ce prix aujourd’hui ».
SALT, explique-t-il, est né d’une demande et d’un besoin des voyageurs modernes, en quête de culture et de découverte mais animés par une philosophie très humaniste. « Les explorateurs d’aujourd’hui ne viennent pas simplement pour découvrir un lieu, ils cherchent aussi à comprendre qui sont les habitants et comment ils vivent. C’est une génération de « puristes culturels ». Tous ont à cœur de préserver la planète et partagent la vision fondamentale d’un tourisme écoresponsable et durable ».
Co-creation Process with Made in Moris
Le design de l’hôtel a été conçu pour plonger le client dans une atmosphère aux couleurs locales en forçant un sentiment de partage. Chaque client dispose d’un guide rédigé et édité par les locaux. Il peut ainsi se promener hors des sentiers battus et découvrir la destination sous un autre jour.
En fait, plus qu’un concept « SALT est une éthique, un état d’esprit, une manière de vivre, de travailler et de respecter l’environnement », affirme Raj Reedoy. L’hôtel privilégie le commerce équitable afin de limiter la consommation d’énergie et la production de déchets. Le compost, « le zéro buffet » ou « le zéro plastique à usage unique » sont un mode de vie.
Maurice est présente partout dans le resort. Des pièces en céramique disposées çà et là, jusqu’aux paniers de plage tressés, tout est réalisé à la main et localement. « Sans oublier tout ce qui est servi au restaurant et qui est issu de la production locale, les fruits et légumes sont cultivés à la ferme SALT dans le respect des traditions et sans pesticide, les poissons sont issus de la pêche matinale et la viande, d’élevages locaux », rappelle le General Manager.
Cette implication avec la communauté locale est au cœur même de la philosophie de SALT. « Les clients SALT ont la possibilité de créer des liens avec la population locale via le programme de partage de compétences, en échangeant temps et talent avec des producteurs, des designers mais aussi des artisans locaux tels que des pêcheurs, des potiers, vanniers et plus encore ».
« En séjournant tout simplement chez SALT, ils contribuent à rendre autonome les communautés locales car l’hôtel crée des emplois et préserve l’environnement en adoptant un mode de vie exempt de plastique à usage unique, en soutenant la bio-agriculture et en ne produisant aucun déchet. Tout cela a positionné SALT of Palmar en tant que défenseur du développement durable », souligne Raj.
De fait, les premiers retours de la clientèle sont plus que satisfaisants. « Le concept plaît, le format Boutique-Hôtel séduit, la cuisine y est reconnue comme saine, excellente, savoureuse et le personnel 100 % mauricien, dévoué et attentionné, complète le haut degré de satisfaction de la clientèle ».
L’ultime reconnaissance vient sans doute du TIME Magazine qui a nommé SALT of Palmar comme « World’s greatest Places 2019 » dans leur liste annuelle des 100 meilleurs endroits du monde à travers différentes catégories comme les musées, les espaces verts, les hôtels et restaurants.
Ce qui pousse Raj à avancer qu’il faut intégrer le développement durable à tous les niveaux de l’activité touristique car cela constitue l’un des enjeux fondamentaux du tourisme de demain. « Mais cela suppose que les professionnels du secteur s’engagent dans une démarche différente et offrent des produits qui se démarquent de ceux proposés habituellement. La politique des autorités à cet effet devrait être simple : Le développement durable n’est ni une utopie ni même une contestation, mais la condition de survie de l’économie de marché ».

















