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Jon Rabaud : en toute affinité avec la cinématographie

February 13, 11:06 am

Son nom vous dit peut-être quelque chose, car cela fait maintenant dix ans qu’il produit des films, ici et ailleurs. Jon Rabaud, réalisateur, metteur en scène et cinéaste au plus profond de son âme, a marqué l’année 2023 avec The Blue Penny, son premier long-métrage. Faisant un carton dans les salles de cinéma locales, le thriller haletant a su dépasser les attentes et donner une nouvelle visibilité au réalisateur qui n’a pas fini de nous éblouir. Voya-G vous propose un tour en coulisses dans les pensées et les souvenirs de Jon afin de découvrir son univers et faire davantage connaissance avec le créateur.

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Il est évident que l’amour que porte Jon pour le cinéma remonte à loin, car nous retrouvons au fil de son discours un impressionnant apprivoisement de la cinématographie et une passion profonde pour cet art. Comme beaucoup de créatifs, Jon est fan de son art, une passion qu’il tient de ses parents et ce depuis son plus jeune âge. « Quand j’étais enfant, mes parents regardaient tout le temps des films et c’est de là que je tiens ma passion pour le cinéma », affirme-t-il. Partant de son attachement pour l’art et la science du film, nous avons jugé bon de demander à Jon ce qui fait un bon film selon lui et sa réponse ne déçoit pas. « Jean Gabin avait une réponse à cette question devenue célèbre (même si en réalité, cette phrase vient de Julien Duvivier). Je le cite “Il faut trois choses pour faire un bon film : d’abord, une bonne histoire. Puis, une bonne histoire. Et enfin, une bonne histoire. ” J’ai longtemps été d’accord avec cela. Mais moins maintenant. Pour moi, il faut trois choses pour faire un bon film : d’abord, une bonne histoire. Puis, une bonne technique. Et enfin, une vraie sincérité. Pour moi, c’est l’équilibre de ces trois éléments qui produit un bon film », explique-t-il.

 

 

Alors quelles sont les inspirations qui rendent l’imaginaire du talentueux metteur en scène aussi fécond ? « Il y a plusieurs réalisateurs qui m’ont marqué depuis que j’explore le monde du cinéma. Je citerai Alfred Hitchcock, Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Walt Disney, Stanley Kubrick, Ingmar Bergman, Sidney Lumet… Mais également Akira Kurosawa, Alejandro Inarritu, Henri-Georges Clouzot, Bong Joon-Ho et Terrence Malick …et bien d’autres encore », dévoile-t-il tout en rigolant. « Si je commence à vous citer les films qui m’ont marqué, vous n’aurez pas assez de pages dans votre magazine ».

 

Outre les réalisateurs, Jon explique qu’il s’inspire aussi des mouvements qui retentissent à travers le globe pour donner naissance à certaines de ses histoires. Pour The Blue Penny par exemple, il dévoile que les manifestations qui ont commencé aux Etats-Unis, et un peu partout dans le monde ont contribué aux premiers jets du scénario. « Ces rassemblements m’avaient frappé, car ça m’a montré à quel point des sociétés très différentes étaient sujettes aux mêmes problématiques, et ça a nourri l’écriture et c’est ce qui a déclenché les débuts de cette histoire ». Quant au choix de mettre en scène son thriller dans un huis clos, le réalisateur avoue que cela a toujours été un désir viscéral chez lui. « Beaucoup de mes films préférés sont dans ce modèle-là, comme Le crime était presque parfait de Hitchcock ou encore Douze hommes en colère de William Friedkin, c’est le type de film qui m’a beaucoup influencé et que j’ai toujours voulu faire ».

 

Étant sa dixième réalisation, après huit courts métrages dont Carton Rouge et une série Netflix intitulée Agent, The Blue Penny ne ressemble aucunement aux précédents. « Pour tout réalisateur, le premier long-métrage est hyper important, parce que c’est le projet le plus dur à réaliser. The Blue Penny marque un tournant dans ma carrière », affirme Jon. Toujours ambitieux et habité par une fièvre créatrice, Jon Rabaud concrétise désormais de nouveaux projets dont une pièce de théâtre intitulée Le Faiseur de Miracles, prévue au programme du Caudan Arts Centre au mois de juin. À l’affiche, on repère des habitués talentueux des productions de Jon parmi lesquels figurent Edeen Bugheloo, Clémence Soupe, Guillaume Silavant et Rachel de Speville.

S’intéressant aussi à la musique, la poésie, la peinture, le théâtre, l’histoire et la philosophie, le metteur en scène nous révèle qu’il est cependant difficile pour lui de s’imaginer loin de l’univers du cinéma. Indissociables de sa personne, les films représentent énormément pour Jon. « C’est un peu tout ce que je fais depuis maintenant dix ans et il m’est difficile de me projeter hors de ce cadre-là », affirme-t-il humblement. Étendant sa réflexion jusqu’au cinéma local, le réalisateur explique que Maurice possède ce qu’il faut pour produire plus de films et voir émerger d’autres talents : « Cela fait un peu plus de 5 ans que le milieu du cinéma à Maurice a pris de l’ampleur. Il y a beaucoup de jeunes qui ont commencé à travailler sur les tournages et ont acquis des connaissances et de l’expérience. Ce qui fait que nous avons maintenant à Maurice de bonnes compétences techniques pour faire des films. Il y a encore du chemin à faire avant de pouvoir parler d’industrie lorsqu’ il s’agit du cinéma local. Mais nous sommes sur la bonne voie ! ».

Jon Rabaud: an affinity with filmmaking

His name may ring a bell, as he has been producing films in Mauritius and abroad for ten years now. Jon Rabaud, film director, stage manager and filmmaker at heart, made his mark in 2023 with The Blue Penny, his first full-length feature film. A hit in local cinemas, this breathless thriller has exceeded expectations and given new visibility to the director, who continues to enchant us. Voya-G offers you a back-stage tour into Jon’s thoughts and memories in order to discover his world and get to know the creator better.

It is obvious that Jon’s love for cinema goes back a long way, and his entire speech reveals his impressive grasp of cinematography and his deep passion for this art form. Like many creative people, Jon is a fan of his art, a passion he inherited from his parents at an early age. « When I was a child, my parents used to watch films all the time and that’s where I got my passion for cinema from, » he says. Based on his attachment to the art and science of film, we thought it would be a good idea to ask Jon what makes a good film, and his answer doesn’t disappoint. « Jean Gabin had a famous answer to this question (even though the phrase comes from Julien Duvivier). I quote him « You need three things to make a good film: first, a good story, then a good story and finally, a good story ». For a long time, I agreed with that. But less so now. For me, you need three things to make a good film: first, a good story, then, good technique and finally genuine sincerity. For me, it’s the balance of these three elements that makes a good film », he explains.

So, what are the inspirations that nurture the talented director’s imagination to make it so productive? « There are several directors who have made an impression on me since I started exploring the world of cinema. I will mention Alfred Hitchcock, Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Walt Disney, Stanley Kubrick, Ingmar Bergman, Sidney Lumet… But also Akira Kurosawa, Alejandro Inarritu, Henri-Georges Clouzot, Bong Joon-Ho and Terrence Malick …and many more besides », he reveals, laughing. « If I start listing the films that have had an impact on me, you won’t have enough pages in your magazine ». 

 

Besides the filmmakers, Jon explains that he also draws inspiration for some of his stories from the movements that are taking place across the globe. For The Blue Penny, for example, he reveals that the protests that began in the United States and around the world contributed to the first drafts of the scenario. « These rallies struck me because they showed me to which extent very different societies could be subject to the same problems, and it fed the writing and that’s what triggered the beginning of my script.” As for the choice of staging his thriller in a closed-door setting, Jon admits that this has always been his profound desire. « A lot of my favourite films are based on this model, take, for instance Hitchcock’s Dial M for Murder or William Friedkin’s Twelve Angry Men, it’s the type of film that has influenced me a lot and that I’ve always wanted to make ».

 

The Blue Penny is his tenth film, following eight shorts including Carton Rouge and a Netflix series entitled Agent. « For any director, the first feature film is super important, because it’s the hardest project to make. The Blue Penny marks a turning point in my career », says Jon. Always ambitious and driven by a creative fever, Jon Rabaud is now working on several new projects, including a play entitled Le Faiseur de Miracles (The Miracle Maker), due to be performed at the Caudan Arts Centre in June. On the bill are some talented regulars from Jon’s productions amongst whom Edeen Bugheloo, Clémence Soupe, Guillaume Silavant and Rachel de Speville.

Also interested in music, poetry, painting, theatre, history and philosophy, the film director confesses that it is however difficult for him to imagine himself far away from the world of cinema. Films are an inseparable part of his life and mean a great deal to Jon. « It’s pretty much all I’ve been doing for ten years now, and it’s hard for me to imagine myself outside that framework, » he says humbly. Extending his thoughts to the local cinema, he explains that Mauritius has what it takes to produce more films and see other talents emerge: « The film business in Mauritius has been growing for just over 5 years now. A lot of young people have started working on shoots and have acquired knowledge and experience. As a result, we now have good technical skills to make films in Mauritius. We still have some way to go before we can talk about an industry when it comes to local cinema. But we are heading in the right direction ! »

 

 

 

 

 

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