
Dans son allocution sur le budget 2025-2026, le Premier ministre Navin Ramgoolam a présenté les grandes lignes d’un plan stratégique pour un secteur touristique en pleine mutation. Qualité, durabilité, inclusion, innovation : les mots-clés ne manquent pas. Mais derrière les bonnes intentions, les obstacles structurels et les retards accumulés appellent à la prudence.
Le secteur touristique, pilier de l’économie mauricienne, fait face à deux urgences majeures : une pénurie aiguë de main-d’œuvre et une pression environnementale croissante. Le Premier ministre reconnaît la nécessité d’un « exercice de réinvention », annonçant un plan directeur élaboré en partenariat avec le secteur privé. Celui-ci visera à attirer un tourisme de plus grande valeur ajoutée, mieux réparti dans le temps et l’espace, et plus respectueux de l’environnement.
Parmi les priorités affichées : la transformation numérique du secteur, le renforcement de la marque Maurice, la diversification de l’offre touristique, ainsi qu’une meilleure inclusion des Mauriciens dans les retombées économiques. Le discours évoque également l’amélioration de la connectivité aérienne et la résolution de la crise de main-d’œuvre, sans toutefois avancer de mesures concrètes à ce stade.
Une enveloppe de 900 millions de roupies est prévue pour accompagner ces ambitions, ainsi que l’introduction de e-gates à l’aéroport pour faciliter l’entrée des visiteurs.
Reste à savoir si ces annonces seront suivies d’effets tangibles. Le secteur touristique a souvent été critiqué pour son manque d’agilité, sa dépendance au low-cost, et l’inégale distribution des richesses générées. Ce nouveau virage stratégique marque un changement de ton, mais les attentes sont grandes, et les résultats devront être rapidement visibles pour convaincre.
Budget 2025–26: An Ambitious Tourism Strategy… But Major Challenges Remain
In his 2025–2026 Budget speech, Prime Minister Navin Ramgoolam outlined the broad strokes of a strategic plan for a tourism sector in transition. Quality, sustainability, inclusion, innovation — the buzzwords are all there. But behind the good intentions lie deep structural obstacles and accumulated delays that call for caution.
As a cornerstone of the Mauritian economy, the tourism sector faces two urgent challenges: a severe labour shortage and growing environmental pressure. Acknowledging the need for a “reinvention exercise,” the Prime Minister announced the development of a master plan in collaboration with the private sector. Its aim: to attract higher value-added tourism, better distributed across time and geography, and more environmentally responsible.
Among the stated priorities: digital transformation, strengthening the Mauritius brand, diversifying tourism offerings, and ensuring broader economic inclusion for Mauritians. The speech also mentioned improving air connectivity and tackling the labour crisis — though concrete solutions have yet to be presented.
A budget allocation of Rs 900 million has been earmarked to support these ambitions, along with the introduction of e-gates at the airport to ease visitor entry.
The key question remains whether these announcements will lead to tangible results. The tourism sector has often been criticised for its lack of agility, dependence on low-cost mass tourism, and unequal distribution of wealth. This strategic shift signals a new tone, but expectations are high — and concrete outcomes will need to follow swiftly to inspire confidence.













