5 ways salon de coiffure », une enseigne qui existe depuis des décennies n’a pas pris un cheveu blanc. L’on découvre ou redécouvre la vie d’antan grâce à Ali Darbarry qui a 56 ans d’expériences dans ce métier. À 71 ans, le coiffeur est toujours à pied d’œuvre dans son salon vétuste situé à Mahébourg à la croisée des quatre chemins notamment rue La Place, rue des Créoles, rue Camisard et la route Royale. On y célèbre autant la coiffure que le savoir-faire d’autrefois. Rencontre !
Le septuagénaire, qui a élevé la coiffure en art de vivre, entraîne les habitués de ses coups de ciseaux, dès le seuil de la porte franchie, vers une autre époque. Installé au cœur du village de Mahébourg, Ali a fait de son activité un style de vie et ne se voit surtout pas ranger ses peignes et ciseaux.
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Melisa Virassamy
Assis dans son grand fauteuil fait de métal et de planches en bois, ce passionné de coups de ciseaux, raconte son histoire. « Autrefois nous étions pauvres et nous n’avions pas forcément les moyens d’aller à l’école ou de poursuivre nos études. Mon père était chauffeur et il n’avait pas les moyens nécessaires pour nous envoyer mon frère et moi au collège. C’est mon frère qui a eu l’occasion de continuer ses études. Il a donc fallu que je trouve un métier pour aider ma famille financièrement », raconte sans regret.
À l’époque, il n’y avait pas beaucoup de choix de métier. Le jeune Ali devait opter entre celui de tailleur ou de coiffeur. « C’est ainsi que je me suis retrouvé dans ce milieu. J’ai appris les ficelles du métier avec deux coiffeurs de l’époque. J’ai eu un temps d’apprentissage puis petit à petit j’ai commencé à m’occuper de la coupe des enfants. Au fil des années j’ai acquis de l’expérience et je me suis mis à mon compte en ouvrant mon propre salon. Grâce au métier de coiffeur, j’ai pu grandir mes enfants et réaliser mes projets personnels », assure le coiffeur d’antan.
Véritable lieu de rencontre, le salon 5 Ways, qui a gardé son look d’autrefois, voit défiler des dizaines de clients par jour. Certains venus pour une coupe ou tout simplement pour un brin de causette avec le coiffeur. À l’intérieur du salon, un décor kitsch des années quatre-vingt. Des calendriers suspendus sur les murs, un vieux fauteuil, de vieux ciseaux, des rasoirs anciens, de quoi faire un voyage dans le temps.
« J’ai appris le métier sur le tas. C’est tellement beau, c’est tout un art. Pour rien au monde je ne me mettrai à la nouvelle technologie (si l’on fait exception de la tondeuse électrique). Ce lieu n’est pas seulement un endroit où les gens viennent se coiffer mais c’est également un endroit de partage. Avec mes clients, nous avons une certaine relation. Nous parlons des petits tracas de la vie ou tout simplement des histoires dans le village. Avec le temps c’est un endroit où on oublie ses problèmes du quotidien, tout simplement en regardant les passants ».
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Si vous êtes de passage à Mahébourg et qu’une coupe dans les traditions d’antan vous tente ou si vous voulez seulement faire connaissance avec un coiffeur du temps d’avant, n’hésitez pas à rendre visite à Ali au 5 Ways, salon de coiffure.
Ali Darbarry, a hairdresser from another time
5 Ways Salon de Coiffure », a hairdressing salon that has existed for decades has not aged at all. One discovers or rediscovers the life of yesteryear thanks to Ali Darbarry who has 56 years of experience in this profession. At 71 years old, the hairdresser is still at work in his worn-out salon located in Mahébourg at the crossroads of four roads, namely rue La Passe, rue des Créoles, rue Camisard and route Royale. Hairdressing is celebrated as much as the know-how of the past. Meet him!
The septuagenarian, who has elevated hairdressing to an art of living, takes the regulars with his scissors, as soon as they cross the threshold of the door, to another era. Installed in the heart of the village of Mahébourg, Ali has made his activity a lifestyle and does not see himself putting away his combs and scissors.
Sitting in his big armchair made of metal and wooden boards, this scissors passionate tells his story. « In the past, we were poor and we didn’t necessarily have the means to go to school or to continue our studies. My father was a driver and he couldn’t afford to send my brother and me to college. It was my brother who had the opportunity to continue his education. So, I had to find a job to help my family financially, » he says without regret.
At the time, there were not many choices of trade. Young Ali had to choose between being a tailor or a hairdresser. « That’s how I ended up in this business. I learned the tricks of the trade from two hairdressers at the time. I had an apprenticeship and then little by little I started to take care of the children’s haircuts. Over the years, I gained experience and I opened my salon. Thanks to the profession of hairdresser, I was able to grow my children and realize my projects », assures the hairdresser of yesteryear.
A real meeting place, the 5 Ways salon, which has kept its old look, sees dozens of clients come in every day. Some come for a cut or simply for a chat with the hairdresser. Inside the salon, a kitschy eighties decor. Calendars hanging on the walls, an old armchair, old scissors, and old razors, enough to take a trip back in time.
« I learned the trade on the job. It’s so beautiful, it’s an art. I wouldn’t put myself in the new technology (except for the electric hair trimmer) for anything in the world. This place is not only a place where people come to get their hair done, but it’s also a place of sharing. With my clients, we have a certain relationship. We talk about the little things in life or just stories about the village. With time, it is a place where you can forget your daily problems, just by looking at the passers-by ».
If you are visiting Mahébourg and would like to have a traditional haircut or if you just want to get to know a hairdresser from the old days, don’t hesitate to visit Ali at the 5 Ways hair salon.













