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Pro ou amateur, les Masterclasses de Patrick Vitry vont vous séduire

Chefs confirmés en quête de perfection, amateurs à la recherche des meilleures techniques de cuisine, ceci est pour vous…

Chefs confirmés en quête de perfection, amateurs à la recherche des meilleures techniques de cuisine ou vous qui avez découvert les joies de préparer les petits plats pendant le confinement, voici des cours qui devront vous mener à un niveau supérieur. Le chef Patrick Vitry, président de l’Académie Internationale des Chefs pour l’Asie et l’Afrique et formateur certifié par la Mauritius Qualifications Authority, lance bientôt des Masterclasses où des professionnels vont venir échanger avec les étudiants dans une ambiance de partage et de convivialité.

Patrick Vitry est un personnage incontournable de la scène de cuisine mauricienne que vous avez probablement croisé dans des ateliers de formation ou de démonstration à travers l’île ou que vous suivez sur les réseaux où il partage sa passion et des recettes succulentes. Chez lui, le partage est un acte de foi. Les nouvelles Masterclasses sont ainsi le fruit d’une réflexion autour de plusieurs questions que nous pouvons tous nous poser : « Comment le chef du restaurant dans lequel je mange cuisine ? Quelles sont ces techniques ? Comment puis-je réaliser ce qu’il fait à la maison ? Et puis d’autres questions, que les professionnels se posent : Le client aime-t-il mon plat ? Reviendra-t-il ? La seule réponse qui m’est donc venue en tête est de créer une Masterclass qui regrouperait des professionnels de la cuisine et des débutants autour de cours précis, pour en faire des moments d’échange et de partage où tous les participants en ressortent gagnants », nous explique-t-il.

Les Masterclasses se déclinent en un programme de 24 semaines mais avec un chamboulement des codes de formation. « Nous avons aussi décidé de renverser les codes de l’apprentissage de la cuisine ou de la pâtisserie en ne partant pas des techniques pour réaliser des recettes mais plutôt l’inverse ».

Les classes se feront avec des professionnels et des amateurs réunis autour d’une même table et chacun partageant les interrogations et les attentes avec la finalité de sortir enrichi des échanges. Les Masterclasses sont constituées de deux pôles, cuisine et pâtisserie. Après les six mois, les étudiants pourront appréhender tous les besoins pour la préparation d’un plat ou d’une pâtisserie avec à la clé un certificat validé par l’Académie Internationale des Chefs dont le siège se trouve en France.

Pour tout renseignement, merci d’écrire à masterclassvitry@gmail.com ou d’appeler sur 54 77 56 59 / 52 55 05 94.

 

 

En attendant de rejoindre les Masterclasses de Patrick Vitry, nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec ce chef au talent émérite et à la passion débordante qui nous a fait l’amitié d’un entretien.

  • Vous êtes originaire de France. Parlez-nous brièvement de votre région.

Vous parlez de ma région serait compliqué puisque mon cœur balance entre une région qui m’a vu naître, l’île de la Réunion, et une région qui m’a vu grandir, la Camargue. Ces deux régions sont très proches l’une de l’autre puisqu’elles sont synonymes de chaleur, le sud de la France oblige. Mais je dois vous avouer que de temps en temps, mon île natale me manque, elle est le garant de mon histoire familiale.

  • D’où vous est venu le goût de la cuisine ?

Plus jeune, je souhaitais devenir sportif de haut niveau, notamment judoka. Ayant un père boulanger-pâtissier, j’aimais traîner près des banques à gâteaux et des fours. Puis à l’âge où je devais faire un choix, j’ai décidé de m’orienter vers la boulangerie et la pâtisserie, c’est certainement de là que j’ai commencé à aiguiser mon goût pour la cuisine.

La cuisine n’est pas un long fleuve tranquille, où l’on devine dès notre naissance la vocation. La cuisine, c’est l’essence même du partage et de la transmission, faire plaisir aux autres comme disait mon père.

  • Racontez-nous vos différentes formations et les étapes saillantes de ta carrière ?

Mes formations sont multiples, tant j’aime découvrir et m’enrichir de connaissances. Après mon apprentissage en pâtisserie et un diplôme en hôtellerie et tourisme réalisé dans les années 80, je me suis orienté dans la préparation d’un diplôme en cuisine

À la reprise de l’activité familiale, j’ai décidé d’approfondir mes connaissances du monde de l’entreprise et ça m’a amené à être membre élu délégué consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie de Montpellier puis cofondateur avec Monsieur le président du tribunal de commerce, Monsieur Francis Bonnet d’une cellule de conseil et d’orientation pour les P.M.E.

Cependant l’étape qui marqua réellement ma carrière de chef est éminemment liée à l’île Maurice.

  • Justement, comment arrivez-vous à l’île Maurice et pourquoi décidez-vous de vous y installer ?

J’arrive à Maurice dans une période de ma vie particulièrement complexe et difficile. À la suite de la perte brutale de mon jeune frère, j’ai décidé de vivre ma vie différemment, en allant au bout des défis que je m’étais fixés. Puis, la vie est faite d’opportunités, ce qui m’amena au Clos Saint-Louis. Je dois vous avouer que cette décision a été facile à prendre, puisque ma femme est d’origine Mauricienne.

  • Quels sont les chefs qui vous ont influencé ? Et quelles sont vos influences culinaires ?

Il y en a beaucoup, mis à part mon mentor, le chef doublement étoilé Patrick Coudert, si je devais en choisir un ce serait Pierre Gagnaire, le chef aux 16 étoiles. Au-delà de sa cuisine d’exception, j’aime la ténacité de ce chef d’exception, qui a su se revenir plus fort à la suite de la fermeture de son Restaurant 3 étoiles à Saint-Étienne.

Aujourd’hui, je trouve une réelle inspiration dans la cuisine asiatique. Mélanger les techniques de la gastronomie française avec certains ingrédients exotiques, je trouve cela fantastique. Les puristes resteront enracinés dans les grands classiques, et ils ont bien raison de vouloir faire perdurer ces recettes inimitables. Mais la cuisine c’est aussi et surtout de la créativité et de l’audace.

  • Quelles sont les récompenses que vous avez reçues et celles que vous auriez voulu avoir ?

J’ai eu la chance dans ma carrière de recevoir un laurier d’or européen pour la création d’une croustade, le 1er prix décerné par la Chambre des métiers aux concours des artisans performants section pâtisserie. J’ai aussi été lauréat au concours de l’excellence (Chambre des métiers Montpellier) et lauréat au grand prix de la créativité boulangère (Grands Moulins de Paris). Je dois aussi mentionner ma sélection dans le Gault & Millau. Celle que j’aurai voulu avoir ? L’étoile au guide Michelin, mais l’avenir nous le dira.

  • Décrivez-nous votre cuisine. Quelles sont les qualités pour devenir un bon chef ?

Ma cuisine est avant tout une cuisine qui me ressemble, pleine de saveur et de goûts. Je ne suis pas un artiste, mes plats ne sont pas des œuvres d’art, mais ils sont bons, font voyager les papilles de mes convives. J’adore jouer sur les textures, les couleurs et les éléments du quotidien.

Pour devenir un bon chef ? Ni besoin de caviar ou encore de homard. C’est avant tout du travail, beaucoup de travail car ce métier est un métier difficile, et comme je l’indique plus faut il faut de l’audace et de la créativité.

  • Vous vous êtes investi dans la transmission du savoir à travers votre école de formation. Expliquez-nous ce besoin.

Je suis l’enfant d’une île voisine à Maurice, et je sais comment la vie insulaire peut être complexe pour les jeunes qui cherchent encore une orientation. Les formations que je propose sont avant tout pour offrir à ces jeunes, qui n’ont pas l’opportunité de partir à l’étranger d’avoir accès à des formations de professionnels.

Il ne s’agit en rien de concurrencer les écoles déjà présentes sur la place mais simplement d’offrir une alternative à ceux qui aujourd’hui n’en ont pas.

  • Vous avez aussi fait venir de grands noms de la cuisine française comme Ghislaine Arabian à Maurice. Parlez-nous d’eux.

Ce sont des gens généreux et qui partage finalement une vision de la cuisine qui est proche de la mienne. Ghislaine Arabian est une femme d’exception qui allie à la perfection audace et respect du produit.

Je pense aussi à Norbert Tarayre de l’émission la meilleure boulangerie de France ou encore Patrick Coudert qui sont des partenaires de prestige.

Comme je vous l’avais indiqué, il est important de pouvoir donner l’opportunité à des jeunes ou des professionnels mauriciens de pouvoir échanger avec des personnes de ce niveau, et ce n’est que le début.

  • Vous êtes aussi très présent sur les réseaux sociaux. Est-ce important pour un chef ?

Je ne suis pas très à l’aise avec ces outils, mais j’ai souhaité accélérer ma présence notamment sur Facebook et Instagram pour être plus proche des gens qui cuisinent et qui souhaitent apprendre à cuisiner. C’est cela qui est important, et la crise sanitaire que nous vivons nous a démontré qu’il était important d’être sur ces réseaux sociaux pour conserver un lien social.

Pour un chef qui souhaite être dans la proximité, dans l’échange et le partage oui c’est important. Vous savez, je n’utilise pas mes réseaux pour dire que j’ai reçu tel prix, que je suis comme ceci ou comme cela. J’utilise mes réseaux pour partager des recettes que vous pouvez réaliser chez vous, du canard laqué à l’orange au véritable bourguignon.

 

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