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Kritesh Halkory remporte le Bocuse d’Or Mauritius

Kritesh Halkory vient de marquer l’histoire de la cuisine mauricienne en remportant le tout premier Bocuse d’Or Mauritius.

Au bout de cinq heures et demie de compétition, de sueurs et de tension, Kritesh Halkory vient de marquer l’histoire de la cuisine mauricienne en remportant le tout premier Bocuse d’Or Mauritius. Dans le hall de l’École hôtelière Sir Gaëtan Duval, la grande famille de la cuisine mauricienne était unanime à reconnaître que désormais un champ de possibilités était ouvert.

La satisfaction et le sourire étaient de mise chez tous les membres du comité organisateur du Bocuse d’Or Mauritius. Renvoyé le jour même de la finale, le 19 mars dernier en raison de l’épidémie de la Covid-19, cette fois la compétition a bien eu lieu pour le bonheur de tous. « On a rêvé de cette compétition depuis 10 ans ; on a peiné pour sa réalisation et aujourd’hui c’est la concrétisation. On s’est rencontré 3 à quatre heures toutes les semaines. On avait dû tout annuler en mars en raison de l’épidémie de Covid-19. Heureusement tout s’est bien passé cette fois. Je suis admiratif devant ces jeunes de la première cuvée du Bocuse d’Or Mauritius. Ils ont dû se préparer dans des conditions très difficiles la majorité des hôtels étant fermés ; ils n’ont pas eu les conditions auxquels ils sont habitués ; certains ont dû acheter leurs propres produits. Quand je vois le courage et l’abnégation de ces neuf candidats et leur commis, moi, je leur dis chapeau. Ils se sont admirablement bien débrouillés en respectant les principes de M. Paul Bocuse », nous confiait le chef Nizam Peeroo, président du comité organisateur.

Prakash Seetul, autre membre du comité abonde dans le même sens et salue la performance des neuf candidats et de leurs commis. « Pour une première, je pense que nos jeunes s’en sont plutôt bien sortis. Le concours s’est tenu dans les temps impartis, les produits ont été respectés, il n’y a pas eu de gaspillage. Je pense qu’ils ont peut-être négligé un peu le travail sur les légumes qui accompagnaient les plats. Peut-être qu’ils n’ont pas voulu prendre de risque. Mais quand on voit la qualité des plats, je pense qu’on se compare favorablement aux pays africains. Ils ont cette envie, cette motivation, cette passion et aussi de la rigueur. Maintenant, il reste quand même un perfectionnement à faire pour le gagnant afin qu’il puisse être dans les conditions de la compétition à Lyon. Il faudra une maîtrise du stress et de l’ambiance survoltée au Sirha ».

De son côté, l’infatigable Emmanuelle Coquet, cheville ouvrière du concours et Promotion Director de la Bocuse d’Or Mauritius Academy, était heureuse que le concours ait pu finalement avoir eu lieu. « Bocuse d’Or Mauritius est né. C’est une ouverture à la famille Bocuse et ça, c’est une ouverture au monde. Avec le Bocuse, c’est la porte ouverte à toutes les possibilités de se propulser sur la scène internationale, de se faire un nom dans la profession. C’est un titre à vivre ».

Pour le moment, le gagnant, sous-chef au Constance Prince Maurice, est toujours sous l’émotion et n’arrive pas encore à se projeter dans ce futur si prometteur. « Depuis le report de la compétition et le confinement, il n’a pas été toujours facile de s’entraîner, d’autant plus qu’aucune date n’avait été annoncée pour la compétition. En mars on s’entraînait, mon commis et moi, cinq heures par jour après le service puis avec le confinement et la fermeture des hôtels, c’est devenu très difficile ».

Ancien gagnant du festival culinaire Bernard Loiseau, il avoue que cette fois le niveau de la compétition était beaucoup plus élevé et mesure que cela ne sera pas facile s’il était appelé à disputer la représentation africaine au prochain Sirha. Mais, il est prêt à relever le défi.

Quoi qu’il en soit, il aura eu le mérite d’avoir ouvert la voie à une belle aventure. Quant aux autres, Amalen Vyapooree, (Chef exécutif du Long Beach et 3e de la compétition), Emmanuel Fortuno (2e) et Bisham Jumangalsing (sous-chefs au Constance Belle Mare Plage), Harrish Mungur (Executive sous-chef à C Mauritius) Dany Lochoo (Executive sous-chef à Domaine Bel Ombre), Vikram Bhaugeerutty (Executive Sous-chef au Salt of Palmar), Kiran Ramkalawon (Chef exécutif à l’île aux Cerfs Golf Club) et Dominique Arsenius (chef à son propre compte), ils n’auront pas démérité. Grâce à eux, les chefs mauriciens savent désormais qu’il existe une voie, au-delà des stages en entreprise, pour percer au niveau international. Bon vent à la profession.

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