Le golf féminin à l’île Maurice et ailleurs a longtemps été en retrait, relégué à l’ombre du golf masculin qui dominait la scène sportive. Mais au fil des années, des voix se sont élevées, des actions ont été entreprises, et des progrès sont désormais perceptibles, bien que des défis persistent en 2024. Le Women’s Golf Day 2024, organisé par Constance Hotels, Resorts & Golf, a été l’occasion de mettre en lumière le golf féminin et de rassembler les passionnées de ce sport souvent négligé sur l’île. Quelques jours après, Heritage Resorts & Golf accueillait le Mauritius Ladies Open. L’occasion de faire le point sur le golf féminin avec des golfeuses, que nous avons rencontré au Legend Golf Course de Constance.
À ce jour, la Mauritius Golf Federation, qui régit les compétitions de golf et rassemble les golfeurs mauriciens, compte plus de 1 000 golfeurs, mais seulement environ 280 golfeuses. Cette disparité soulève des questions sur la perception du golf comme un sport principalement masculin. Pour combler ce fossé, le Ladies Golf Union Mauritius, fondée en 2006, s’efforce de recruter et de regrouper davantage de golfeuses mauriciennes, offrant ainsi plus de visibilité à ce sport.
Elizabeth Dalais, présidente de l’union, a souligné lors du rassemblement au Legend Golf Course de Constance que le golf féminin à Maurice est en pleine évolution. Des tournois sont désormais organisés tout au long de l’année, offrant aux femmes l’occasion de découvrir leur force, leur potentiel et de créer une communauté solide. Constance a également lancé une académie de golf pour les juniors, favorisant ainsi l’accessibilité du sport aux femmes dès leur plus jeune âge
Cependant, malgré ces avancées encourageantes, Razia Currimjee, membre du LGU et figure emblématique de la scène golfique locale, estime qu’il reste encore du travail à faire pour atteindre une véritable parité. Elle souligne les compétitions mixtes comme un obstacle pour les femmes, car les hommes et les femmes jouent différemment, créant ainsi un désavantage pour ces dernières. En conséquence, certaines golfeuses plaident pour des tournois distincts selon le sexe, comme c’est le cas dans de nombreux autres sports.
D’autre part, la répartition des prix lors des compétitions, qui semble être favorable aux hommes à travers le monde, fait débat. « Oui, c’est une réalité également. Les hommes reçoivent des prix plus importants en raison de leur plus grande participation aux compétitions. Il faut donc prôner une certaine égalité à ce niveau-là », avance Razia. Elle souligne également le manque d’assistance des coachs pour les femmes lors des compétitions, contrairement à ce qui est offert par la MGF aux hommes et aux juniors. Cette disparité est désavantageuse, car dans d’autres régions du monde, les femmes sont souvent accompagnées de coachs pendant les compétitions.
Malgré ces défis, le golf féminin à l’île Maurice connaît des progrès notables. Avec plus de 100 membres au LGU et des compétitions mensuelles, le golf féminin s’enracine progressivement sur l’île, offrant aux passionnées une plateforme pour s’épanouir dans ce sport exigeant mais gratifiant. Certes, le golf est un sport coûteux tant en termes d’équipement que de participation aux tournois et il est souvent perçu comme un sport élitiste. Elizabeth Dalais souligne la nécessité de patience, de persévérance et de temps pour réussir dans ce sport, et de son côté, Razia Currimjee encourage le gouvernement à démocratiser le golf en mettant au moins un des nombreux terrains à disposition du public.
Pour sa part, Jonathan Menteath, directeur général de l’Heritage Golf Club, est très enthousiaste quant à l’intérêt croissant pour le golf féminin. « Ce tournoi de golf féminin est l’un des événements sportifs les plus importants de l’océan Indien. 122 joueuses de 11 pays, dont 74 Mauriciennes, ont participé à l’Heritage Mauritius Ladies Open pour ce tournoi exclusif réservé aux femmes. L’Heritage Mauritius Ladies Open est plus qu’une simple compétition ; c’est une célébration du rôle croissant des femmes dans un sport traditionnellement dominé par les hommes », déclare Jonathan.
Women's golf: a look at developments and challenges in this sport in Mauritius
For a long time, women’s golf in Mauritius and elsewhere took a back seat, relegated to the shadow of men’s golf, which dominated the sporting scene. But over the years, voices have been raised, actions have been taken, and progress is now discernible, although challenges remain in 2024. The Women’s Golf Day 2024, organised by Constance Hotels, Resorts & Golf, was an opportunity to shine the spotlight on women’s golf and bring together enthusiasts of this often neglected sport on the island. A few days later, Heritage Resorts & Golf hosted the Mauritius Ladies Open. It was an opportunity to take stock of women’s golf with some of the players we met at the. Legend Golf Course in Constance.
To date, the Mauritius Golf Federation, which governs golf competitions and brings together Mauritian golfers, has more than 1,000 members, but only around 280 women golfers. This disparity raises questions about the perception of golf as a predominantly male sport. To bridge this gap, the Ladies Golf Union Mauritius, founded in 2006, is working to recruit and bring together more Mauritian women golfers, thereby giving the sport a higher profile.
Elizabeth Dalais, president of the union, told the gathering at the Legend Golf Course in Constance that women’s golf in Mauritius is evolving rapidly. Tournaments are now organised throughout the year, offering women the opportunity to discover their strengths and potential and to create a strong community. Constance has also launched a golf academy for juniors, making the sport more accessible to women from an early age.
However, despite these encouraging advances, Razia Currimjee, a member of the LGU and a leading figure on the local golfing scene, believes that there is still work to be done to achieve true parity. She points to mixed competitions as an obstacle for women, as men and women play differently, creating a disadvantage for the latter. As a result, the LGU boycotts such competitions, arguing for separate tournaments for each gender, as is the case in many other sports.
There is also debate about the distribution of prizes at competitions, which seems to favour men around the world. « Yes, this is a reality in Mauritius too. Men receive greater prizes because of their greater participation in competitions. However, this is unfair. The effort involved is the same, and we are campaigning for equal rewards within our community. Women should receive the same amount for their performances », says Razia. She also points to the lack of coaching support for women during competitions, unlike that offered by the FGM to men and juniors. This disparity is a disadvantage, as in other parts of the world, women are often accompanied by coaches during competitions.
Despite these challenges, women’s golf in Mauritius is making good progress. With more than 100 members at the LGU and monthly competitions, women’s golf is gradually taking root on the island, offering enthusiasts a platform to flourish in this demanding but rewarding sport. Admittedly, golf is an expensive sport, both in terms of equipment and participation in tournaments, and it is often perceived as an elitist sport. Elizabeth Dalais stresses the need for patience, perseverance and time to succeed in this sport, while Razia Currimjee encourages the government to democratise golf by making at least one of the many courses available to the public.
For his part, Jonathan Menteath, General Manager of Heritage Golf Club, is quite enthusiastic about the growing interest for feminine golf. « This women’s golf tournament is one of the most significant sporting events in the Indian Ocean.The Heritage Mauritisu Ladies Open hosted 122 players from 11 countries—including 74 Mauritians—for this exclusive women-only tournament. The Heritage Mauritius Ladies Open is more than just a competition; it’s a celebration of women’s increasing role in a traditionally male-dominated sport”, says Jonathan.













