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Gavin Poonoosamy : le génie créatif du festival MAMA JAZ

April 5, 10:37 am

Derrière les concerts mémorables, les rassemblements chaleureux et tout le symbolisme culturel du festival Mama Jaz, nous découvrons Gavin Poonoosamy, organisateur du festival qui réalise et innove l’expérience musicale depuis neuf ans pour les passionnés de musique. S’exprimant dans un discours empli d’une authenticité rare et de réflexions singulières, Gavin revient sur la lancée de Mama Jaz, son parcours de vie, et ses espoirs pour l’île Maurice.

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Une célébration musicale qui s’étend sur un mois, on s’en doute bien, ce n’est pas de tout repos pour l’équipe organisatrice. Se confiant à nous à la veille du dernier concert du festival, Gavin révèle qu’en dépit de son épuisement, il est habité par une passion inextinguible. « Je dois dire que je suis rassuré et plus excité que jamais, nous avons une dernière date mais je ne peux me permettre aucun relâchement. J’ai, pour ainsi dire, porté une montagne sur mes épaules tout au long du mois mais ça en vaut toujours la peine », exprime-t-il.

Mama Jaz, festival musical qui au fil des années, a su s’ancrer dans l’univers artistique et culturel de l’île Maurice, a connu depuis sa création des vagues d’évolutions. Pour mettre à jour l’identité du festival, le réalisateur explique : « Mama Jaz est une célébration de la création et de la musique. Pour la première édition, nous avions démarré avec une vision plutôt tendue vers la musique jazz, aujourd’hui nous appelons cela de la musique créative. C’est aussi une plateforme pour communiquer notre passion et notre amour pour la musique tout en encourageant le plus possible la création. Les artistes qui sont sur la liste du festival se retrouvent dans l’obligation de créer et moi-même j’ai la possibilité d’explorer ma créativité en matière d’organisation ».

En explorant le cerveau bouillonnant de Gavin, nous apprenons qu’au-delà de sa nature collective, Mama Jaz a surgi en 2016 comme un miracle dans la vie de l’organisateur. « Vers la fin de 2015, je sortais d’une dépression. J’avais trop travaillé et voyagé, je bouillonnais d’enthousiasme et de connaissance mais je n’étais pas aligné avec moi-même, ce qui a causé un certain effondrement. Mama Jaz s’est révélé être une pierre dans ma propre reconstruction. Grâce à la création du festival, j’ai réussi à canaliser ma frustration et ce fut l’occasion de me faire face et de construire quelque chose en toute humilité », explique-t-il.

Gavin se remémore ainsi chaque édition à la fois avec fierté et avec une certaine nostalgie. Il explique que l’idée de départ fut inspirée par son ami Jerry Leoni, compositeur et pianiste, qui voulait se produire à l'île Maurice pour un spectacle. « C’est ainsi que j’ai eu l’idée de lancer le festival. La première édition fut cyclonique, l'énergie était à son comble et elle dura pendant toute une semaine ». La seconde édition de 2017 adopta officiellement le format d’une durée d’un mois avec d'innombrables concerts.

En 2018, Gavin explique la volonté de simplifier le concept. « Nous avions voulu ensuite nous concentrer sur des actions simples mais puissantes : des concerts mieux réfléchis et plus de gestion. L’édition 2019 a quant à elle connu un succès fulgurant avec une diversification des compétences dans l’équipe. Elle fut organisée au Caudan Arts Centre avec une moyenne de 400 personnes pour chaque date ».

Les éditions subséquentes, avec les restrictions sanitaires, ont eu l’effet de propulser davantage Mama Jaz dans le cœur et l’esprit du grand public. « Nous avions atteint plus de 750 000 personnes à travers internet, catapultant ainsi Mama Jaz à un niveau folklorique. Les artistes du festival ont bénéficié d’une visibilité hors du commun et nous nous sommes liés à la MBC et aux postes de radio », explique Gavin.

Une fascinante historique livrée par le père fondateur lui-même ! Mais que nous réserve-t-il pour le futur ? « Je pense déjà à la 10ème  édition du festival, pour l’instant nous officialisons ce que nous allons appeler des « Mama Piknik », des sessions en soirées en plein air qui accueillent déjà pas mal de monde ». Pour la suite, le visionnaire révèle qu’il voudrait que le festival dépasse sa propre existence, « pour être à la fois poétique et réaliste, j’aimerais que le festival perdure tant que le soleil brille, qu’il devienne un organe culturel pour le système immunitaire de notre pays et qu’il continue d’apporter du positif et de changer la vie des autres ».

La vision de l’artiste ne se limite pas seulement à son projet de festival, Gavin souhaite que l’art soit mieux valorisé à Maurice, et ce désir il l’élabore avec des idées bien claires. « Je souhaiterais que les acteurs culturels et artistiques soient considérés comme des contributeurs actifs à la société mauricienne, au même titre qu’un  médecin ou un ingénieur. Il faudrait aussi qu’il y ait le plus d’espaces dédiés possible pour encourager la célébration de la culture. Relier l’éducation à la dimension artistique est aussi essentiel, voir comment la musique pourrait exister de manière proactive dans les écoles afin d’enrichir les jeunes ».

Gavin Poonoosamy : the creative genius behind the MAMA JAZ festival

Behind the memorable concerts, the warm gatherings and all the cultural symbolism of the Mama Jaz festival, we discover Gavin Poonoosamy, the festival organiser who has been creating and innovating the musical experience for music lovers for the past nine years. In a speech full of rare authenticity and singular reflections, Gavin looks back at the launch of Mama Jaz, his life’s journey, and his hopes for Mauritius.

A month-long musical celebration is no mean feat for the organising team. Voya-G met Gavin on the eve of the festival’s final concert, and he revealed that despite his exhaustion, he is driven by an unquenchable passion. “I have to say I’m reassured and more excited than ever, we’ve got one last date but I can’t afford any slacking off. I’ve been carrying a mountain on my shoulders all month, so to speak, but it’s always worth it,” he says.

 

Mama Jaz, a music festival that over the years has become firmly rooted in the artistic and cultural world of Mauritius, has undergone several changes since its inception. To update the festival’s identity, the director explains: “Mama Jaz is a celebration of creation and music. For the first edition, we started with a vision of jazz music, but today we call it creative music. It’s also a platform for communicating our passion and love for music while encouraging creation as much as possible. The artists on the festival’s roster are obliged to create, and I have the opportunity to explore my creativity within the organisation.”

 

Exploring Gavin's bubbling brain, we learn that beyond its collective nature, Mama Jaz emerged in 2016 like a miracle in the organiser's life. “At the end of 2015, I was coming out of a depression. I'd worked and travelled too much, I was bubbling over with enthusiasm and knowledge but I wasn't aligned with myself, which caused a bit of a meltdown. Mama Jaz turned out to be a brick in my reconstruction. Thanks to the creation of the festival, I was able to channel my frustration and it was an opportunity to face myself and build something in all humility”, he explains.

Gavin looks back on each edition both with pride and certain nostalgia, explaining that the initial idea was inspired by his friend Jerry Leoni, a composer and pianist, who wanted to perform in Mauritius. “That’s how I came up with the idea of launching the festival. The first edition was cyclonic, the energy was at its peak and it lasted a whole week”. The second edition in 2017 officially adopted the month-long format, with countless concerts.

 

In 2018, Gavin explains the desire to simplify the concept. “We wanted to focus on simple but powerful actions: better thought-out concerts and more management. As for the 2019 edition, it was a dazzling success with a diversification of skills in the team. It was organised at the Caudan Arts Centre, with an average of 400 people attending each date”.

 

Subsequent editions, along with health restrictions due to the pandemic, had the effect of propelling Mama Jaz further into the hearts and minds of the general public. “We reached over 750,000 people via the internet, catapulting Mama Jaz to a folkloric level. The festival’s artists were given uncommon exposure and we linked up with the MBC and radio stations,” explains Gavin.

 

A fascinating history from the founding father himself, but what does he have in store for us in the future? “I’m already thinking about the 10th edition of the festival, but for the moment we’re formalising what we’re going to call Mama Piknik, evening sessions in the open air that are already attracting quite a few people”. For the future, the visionary reveals that he would like the festival to go beyond its existence, “to be both poetic and realistic, I’d like the festival to last as long as the sun shines, to become a cultural organ for our country’s immune system and to continue to bring something positive and change the lives of others.”

 

The artist’s vision is not limited to his festival project, because Gavin would like to see art better valued in Mauritius, and he develops this desire with very clear ideas. “I would like cultural and artistic players to be seen as active contributors to Mauritian society, just like a doctor or an engineer. There should also be as many dedicated spaces as possible to encourage the celebration of culture. Linking education to the artistic dimension is also essential; it would be interesting to see how music could exist proactively in schools to enrich young people.”

 

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