Quand ta passion devient ton métier ! Denis Antoine, soudeur de profession depuis plus de sept ans a fait sienne cette maxime. En effet, il y a deux ans, soit lors du premier confinement, il a sauté le pas et se consacre désormais à la sculpture. Depuis, il redonne vie aux vieux métaux et en fait des chefs-d’œuvre. Le résultat est plus que surprenant.
Sculpture en métal, c’est ce qu’on appelle de l’art brut. Son travail de soudeur l’a mis au contact quotidien de cette matière et il a été séduit par les énormes possibilités qui s’offraient à lui. Au-delà de l’assemblage des barres et des fers à angle, Denis comprend que le métal se prête aussi à des créations artistiques et qu’il possède un don pour donner naissance à de beaux objets.
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Melisa Virassamy
Son talent force vite l’admiration de ses proches et encouragé par ses derniers, il décide que son passe-temps allait devenir son métier. « Je faisais des petites sculptures en métal pendant mon temps libre. Je faisais souvent des appliques murales, des porte-serviettes ou de simples objets d’art. Mes collègues m’ont toujours encouragé à me lancer mais faute de temps, je ne l’ai jamais fait. La Covid a été l’occasion de me lancer. Poussé par ma maman et mon entourage, j’ai commencé à faire de petites sculptures artistiques. Pendant le premier confinement, j’ai sculpté une guitare à partir d’objets recyclés. Cette période a été pour moi l’occasion de développer mon talent et de me perfectionner dans cet art », raconte-t-il.
Et si la pandémie était une opportunité à saisir ? Le talentueux sculpteur de métaux en a tiré son avantage. Denis investit dans du matériel professionnel afin de se perfectionner et de vivre de cet art. Les sculptures de métal qu’il façonne chez lui dans son atelier à Bambous, sont patiemment soudées, montées et polies. On retrouve des « chaînes de moto », des boulons, des bouts de métaux ici et là qui viennent de sa seconde passion, la moto. Une source d’inspiration pour lui qui s’ajoute à son amour des particularités mauriciennes.
« Je m’inspire beaucoup de notre île. Je fais beaucoup de sculptures de poissons, de dodo entre autres. Cela demande beaucoup de temps et de patience. J’essaie également d’exprimer ma personnalité à travers mes sculptures. À peine commencé, j’ai hâte de voir le résultat de mes sculptures et une fois terminé, le résultat est bluffant. J’ai un sentiment de satisfaction à chaque fois et aussi une certaine fierté », confie-il.
« Le confinement a été l’occasion pour moi de laisser libre cours à ma créativité. J’ai eu l’occasion d’exposer mes œuvres pour la première fois à Lakaz Flambwayan à Bambous. Ce fut une belle opportunité. C’est ce qui a fait décoller mon aventure en tant que sculpteur. Grâce à cette exposition je me suis fait un nom dans le milieu », s’enorgueillit Denis. Toutefois au-delà de ce cercle d’initiés, la reconnaissance tarde à venir déplore Denis. « Je dois dire qu’il est malheureux de voir que notre talent n’est pas vraiment mis en valeur ou reconnu à Maurice. Nous avons du mal à vendre nos œuvres. Pourtant, cela nous permettra de vivre en tant qu’artiste et continuer notre art », affirme le jeune passionné.
Denis Antoine, a virtuoso of metallurgy
When your passion becomes your profession! Denis Antoine, a welder by profession for over seven years, has made this maxim his own. Indeed, two years ago, during the first lockdown, he took the plunge and now devotes himself to sculpture. Since then, he has been giving new life to old metals and turning them into masterpieces. The result is more than surprising.
Metal sculpture is what we call art brut. His work as a welder brought him into daily contact with this material and he was seduced by the enormous possibilities that were open to him. Beyond the assembly of bars and angle irons, Denis understood that metal also lends itself to artistic creations and that he had a gift for creating beautiful objects.
His talent soon won the admiration of his family and friends and, encouraged by them, he decided that his hobby would become his profession. « I used to make small metal sculptures in my spare time. I often made wall sconces, towel racks or simple art objects. My colleagues always encouraged me to do it, but because of the lack of time, I never did it. The Covid was the opportunity to get started. Encouraged by my mum and the people around me, I started to make small artistic sculptures. During the first confinement, I sculpted a guitar from recycled objects. This period was an opportunity for me to develop my talent and to perfect my art, » he says.
What if the pandemic was a chance? The talented metal sculptor took advantage of it. Denis is investing in professional equipment to improve his skills and make a living from his art. The metal sculptures he creates in his workshop in Bambous are patiently welded, mounted and polished. One finds « motorbike chains », bolts, bits of metal here and there, which come from his other passion, motorbikes. A source of inspiration for him apart from his love for Mauritian special features.
« I get a lot of inspiration from our island. I make a lot of sculptures of fish, dodo among others. It takes a lot of time and patience. I also try to express my personality through my sculptures. As soon as I start, I can’t wait to see the result of my sculptures and once finished, the result is amazing. I have a feeling of satisfaction every time and also a certain pride, » he says.
« The lockdown was an opportunity for me to let my creativity run free. I had the chance to exhibit my work for the first time at Lakaz Flambwayan in Bambous. It was a great opportunity. This is what started my adventure as a sculptor. Thanks to this exhibition, I made a name for myself in the industry, » Denis says proudly. However, beyond this circle of insiders, recognition is slow in coming, deplores Denis. « I must say that it is unfortunate to see that our talent is not highlighted or recognised in Mauritius. We find it difficult to sell our work. Yet, this would allow us to live as artists and continue our art, » says the young enthusiast.












