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Vashish Jaunky, journaliste à Voya-g, sélectionné pour le Prix du Commonwealth de la Nouvelle

April 18, 11:20 am

C’est avec beaucoup de fierté et de joie que nous partageons avec les fidèles de Voya-G que notre collaborateur Vashish Jaunky a été sélectionné pour le Commonwealth Short Story Prize – le prix littéraire le plus global au monde – pour son récit ‘The Sun is not Dead Yet’ (traduit du français par Edwige-Renée Dro, ‘Le soleil n’est pas encore mort’). Le Prix du Commonwealth pour la Nouvelle est décerné chaque année à la meilleure œuvre de fiction courte non publiée provenant d’un des 56 États membres du Commonwealth. C’est le plus accessible et international de tous les concours d’écriture : en plus de l’anglais, les candidatures peuvent être soumises en bengali, chinois, créole, français, grec, malais, maltais, portugais, samoan, swahili, tamoul et turc. Le nom du gagnant sera annoncé le 25 avril.

Les articles figurant sur la liste de présélection 2025 ont été sélectionnés parmi un total record de 7 920 articles provenant de 54 pays du Commonwealth, soit près de 10 % de plus qu’en 2024. Deux pays du Commonwealth — Antigua-et-Barbuda et Sainte-Lucie — ont pour la première fois des auteurs sur leur liste. Les auteurs sélectionnés sont âgés de 21 à 75 ans et tous, sauf un, n’ont jamais été présélectionnés pour le prix du Commonwealth.

 

Les histoires présélectionnées évoquent un large éventail de scénarios. Quant à la nouvelle de Vashish, Le soleil n’est pas encore mort, elle retrace deux jours dans la vie de Raman, un protagoniste alcoolique, désorienté et fantasque, qui apprend la mort de son oncle. Cette annonce marque le début d’une traversée de son village natal pour assister aux funérailles, ponctuée d’arrêts où il s’interroge, doute, pleure, et laisse libre cours à ses pensées les plus folles. Peu à peu, la narration dépasse le cadre de sa propre errance pour faire émerger, en filigrane, le récit de vie de l’oncle défunt, tissant un lien entre mémoire, dérive et transmission. La nouvelle explore également les pratiques religieuses et culturelles entourant les rites funéraires hindous, et interroge, en creux, les formes que peut prendre le deuil dans un monde en mutation.

 

En voici un extrait : « Hier soir, mon oncle est mort, à la suite d’une crise cardiaque ou peut-être d’un cœur brisé ; les deux options sont plausibles. Ma famille, quant à elle, a oublié de me mettre au courant, ou peut-être a-t-elle préféré ne pas le faire ? Il est difficile d’en être sûr. Je me réveille sur ce trottoir éclaté, chauffé aux rayons solaires, bouillonnant dans une autre mare de ma pisse corrosive, et cette supposée terrible nouvelle me saute à la gorge. Un passant me la vomit à la gueule avec une nonchalance putride. « Ta Raman, to tonton inn mor, desoul twa, Raman, ton oncle est mort, dessaoule-toi »

 

Vashish qui s’est fait remarquer par sa maîtrise des sujets liés à la culture et à l’art avec une prose bien fouillée, explique que l’écriture est pour lui « un moyen d’être véritablement avec les autres, et non simplement à leurs côtés, comme le dit si justement l’autrice Léonora Miano dans Crépuscule du tourment : « Le moment viendra pour les garçons d’apprendre à être avec les filles. Pas seulement à côté d’elles. Et de renaître. » « C’est une manière de m’engager pleinement dans la compréhension de l’autre, des multiples dimensions de la vie et des innombrables états d’esprit qui tissent notre quotidien. Elle me permet aussi de démêler ce qui se noue en moi, et de réfléchir à de nouvelles façons de faire partie de ce monde ».

Au-delà de ce premier succès international, Vashish, ambitionne avant tout de continuer à écrire et à être lu. « Il s’agit aussi de rester fidèle à mes valeurs, de nourrir ma compassion, mon empathie, ma créativité, ainsi que les liens que j’entretiens avec chaque personne que j’ai la chance de côtoyer. Je souhaite contribuer davantage à la scène culturelle, tant locale qu’internationale, et donner une voix à notre identité collective ici, sur l’île, que ce soit à travers l’écriture ou d’autres formes artistiques ».

Les précédents travaux de Vashish ont été présentés dans Indigo Le Mag et Short Éditions, il a été sélectionné pour le Prix du Jeune Écrivain (2024) et présenté dans le cadre du Youth Spotlight Festival organisé par le Caudan Arts Centre au début de l’année 2025. Au cours des dernières années, il a exploré les offres créatives et culturelles de son pays natal à travers le journalisme tout en se plongeant dans son propre art.

 

Vashish Jaunky, journalist at Voya-g, selected for the Commonwealth Short Story Prize

 

It is with great pride and joy that we share with the faithful of Voya-G that our collaborator Vashish Jaunky has been selected for the Commonwealth Short Story Prize – the most comprehensive literary prize in the world – for his story ‘The Sun is not Dead Yet’ (translated from French by Edwige-Renée Dro, ‘Le soleil n’est pas encore mort’). The Commonwealth Short Story Prize is awarded annually to the best unpublished short fiction from one of the 56 Commonwealth member states, and it is the most accessible and international of all writing competitions: in addition to English, Applications can be submitted in Bengali, Chinese, Creole, French, Greek, Malay, Maltese, Portuguese, Samoan, Swahili, Tamil and Turkish.

 

The items on the 2025 Shortlist were selected from a record-breaking total of 7,920 items from 54 Commonwealth countries, nearly 10% more than in 2024. Two Commonwealth countries — Antigua and Barbuda and Saint Lucia — have authors on their list for the first time. The selected authors are between 21 and 75 years of age, and all but one have never been shortlisted for the Commonwealth Prize.

 

 

The shortlisted stories conjure a wide range of scenarios. As for Vashish’s story, “Le soleil n’est pas encore mort”, it retraces two days in the life of Raman, a protagonist alcoholic, disoriented and fantastical, who learns of the death of his uncle. This announcement marks the beginning of a journey through his native village to attend the funeral, punctuated by stops where he questions himself, doubts, cries and gives free rein to his wildest thoughts. Gradually, the narrative goes beyond its own wandering to bring out, in filigree, the story of the deceased uncle’s life, weaving a link between memory, drift and transmission. The story also explores the religious and cultural practices surrounding Hindu funeral rites, and questions, in depth, the forms that mourning can take in a changing world.

 

Here is an excerpt from it: « Last night, my uncle died, following a heart attack or perhaps a broken heart; both options are plausible. My family, for their part, forgot to tell me about it, or perhaps they preferred not to? It’s hard to be sure. I wake up on this pavement blasted, heated by the sun rays, bubbling in another pond of my corrosive piss, and this supposed terrible news jumps to my throat. A passer-by vomits it in my mouth with a putrid nonchalance. «Ta Raman, to tonton inn mor, desoul twa, Raman, your uncle is dead, get sober»

 

 

Vashish, who has been noted for his mastery of subjects related to culture and art with a well-researched prose, explains that writing is for him A way to truly be with others, and not simply by their side, as the author Léonora Miano so aptly says in Twilight of Torment:

“The time will come for boys to learn to be with girls, not just next to them, and to be born again.” “It is a way of fully engaging myself in understanding the other, the multiple dimensions of life and the countless states of mind that weave our daily lives. It also allows me to unravel what is tied in me, and to think about new ways of being part of this world.”

Beyond this first international success, Vashish’s main ambition is to continue writing and being read. “It’s also about staying true to my values, nurturing my compassion, empathy, creativity and the connections I have with every person I’m lucky enough to be around. I wish to contribute more to the cultural scene, both local and international, and give a voice to our collective identity here on the island, whether through writing or other artistic forms.”

« I would like literature to be a means of engaging with the causes that are close to my heart, while continuing to offer fiction. The sun is not yet dead is my third short story published; previous ones addressed topics such as HIV, trans identity, feminism, inclusion, change and surpassing oneself,” he added.

Previous works by Vashish were featured in Indigo Le Mag and Short Editions, he was selected for the Young Writer’s Award (2024) and presented as part of the Youth Spotlight Festival organized by the Caudan Arts Centre in early 2025. In recent years, he has explored the creative and cultural offerings of his native country through journalism while immersing himself in his own art.

 

 

 

 

 

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