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Ile Durable

Serre de Palma : L’ambition verte de Manand Baldawoo

October 1, 8:48 am

Urgence climatique, prise de conscience de l’importance de la nature ou tout simplement un besoin d’embellissement à travers les plantes ? Toujours est-il qu’il y a un engouement pour le jardinage parmi les Mauriciens et Manand Baldawoo se fait fort de satisfaire ce besoin. Si son nom ne vous est pas familier, ses produits, commercialisés sous la marque Serre de Palma, ne vous sont peut-être pas inconnus.

Un aboutissement d’un travail minutieux

Serre de Palma s’est aujourd’hui fait un nom et a pignon sur rue dans les rayons jardins de nos supermarchés et magasins de jardinage. Un aboutissement d’un travail minutieux et passionné de Manand qui, pourtant, après des études de métallurgie avait ouvert un atelier de ferronnerie. Au début des années 2000, quand le travail commence à péricliter, il se tourne vers sa passion de toujours, les plantes.

Il faut dire que cet habitant de Palma, Quatre-Bornes, a de qui tenir. Son père, originaire de Crève-Cœur, était un planteur réputé pour le gingembre et l’ananas dans son village natal, mais aussi à Palma où il s’est établi après son mariage. Manand commence par vendre des plantes ornementales comme le duranta gold, le paschira, le buis ou le bougainvillier au supermarché London à Rivière Noire. Sa présentation séduit et il va enchaîner avec les autres supermarchés de la chaîne.

Toujours à la pointe de l’innovation, il se lance dans la vente de terre préparée. « Au début, l’accueil a été froid. On s’est moqué de moi, en arguant que les Mauriciens n’allaient jamais acheter de la terre en sac. Puis, grâce à une première percée chez Jumbo, j’ai trouvé très vite une clientèle dans différents supermarchés et aussi en quincaillerie ».

Manand lance en 2007 la compagnie Serre de Palma et se professionnalise. Il importe des plantes exotiques comme le money tree, des orchidées, le lucky bamboo et le zamia, mais aussi des fertilisants, des produits de jardinage comme les pots, les billes d’argile, la perlite, Peat moss, le coco Peat, etc. Serre de Palma devient un véritable one-stop shop pour le jardinage. Des Mauriciens viennent même jusque chez lui à l’avenue Felico, où sa maison est plantée dans un écrin de verdure.

Comment Manand est-il arrivé à connaître tant de choses, lui qui n’a pas fait d’études d’agriculture ou d’agronomie ?

Mes idées, je les ai cherchées d’abord sur la toile, mais beaucoup plus par mes voyages et mes rencontres que j’ai faites à Singapour, en Chine, au Vietnam et en Turquie notamment. J’ai enrichi mes connaissances à travers ces contacts et avec une curiosité qui m’a poussé à me former dans des lieux de production à l’étranger. En fait, j’ai appris à l’université de la vie.

Aujourd’hui, il forme des producteurs de plantes à travers l’île (une vingtaine) et aussi des retraités qui produisent des plantes pour lui. Manand est toujours prêt à aider, à donner des conseils, même si les gens n’ont pas acheté des plantes chez lui. Il constate que l’intérêt des Mauriciens pour le jardinage et les plantes va croissant. « Les gens, parfois influencés par leurs voyages, ou le besoin de se reconnecter avec la nature, s’intéressent à avoir des plantes. Les projets de maison incluent des jardins, des cours bien plantées. Ceux qui sont en appartement choisissent des plantes appropriées ».

Manand est d’avis que Maurice pourrait devenir « un leader et un modèle en matière d’agriculture ». « Nous vivons dans un pays tropical. Si nous arrivons à gérer notre approvisionnement en eau, nous pourrons être la référence de la région. Nous devons nous inspirer d’Israël, un pays désert, qui est aujourd’hui un grand pays exportateur de fruits et légumes. Il nous faut aussi arrêter de politiser la distribution de terres pour l’agriculture et donner aux gens qui s’impliquent vraiment ». L’autre difficulté à résoudre urgemment est, selon lui, le manque de main-d’œuvre. « Si nous voulons vraiment progresser comme Singapour ou Dubaï, il faut encourager l’apport de main-d’œuvre étrangère, tout en s’assurant d’un cadre légal qui leur donne de bonnes conditions de vie ».

À voir la réussite de son entreprise, les mots de Manand prennent tout leur sens. Espérons qu’ils ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd.

Serre de Palma: Manand Baldawoo's green ambition

Climate emergency, awareness of the importance of nature, or simply a need for beautification through plants? Still, there is a craze for gardening among Mauritians and Manand Baldawoo is determined to satisfy this need. If you are not familiar with his name, you may be familiar with his products, marketed under the brand name Serre de Palma.

Today, Serre de Palma has made a name for itself and is a household name in the garden departments of our supermarkets and gardening shops. It is the result of the meticulous and passionate work of Manand, who, however, after studying metallurgy, opened an ironwork shop. At the beginning of the 2000s, when the work began to falter, he turned to his lifelong passion, plants.

It has to be said that this inhabitant of Palma, Quatre-Bornes, has a lot to offer. His father, a native of Crève-Cœur, was a renowned ginger and pineapple planter in his native village, but also in Palma, where he settled after his marriage. Manand began by selling ornamental plants such as duranta gold, paschira, boxwood, or bougainvillea at the London supermarket in Black River. His attaractive presentation made him follow up with the other supermarkets of the chain.

Always at the forefront of innovation, he launched the sale of prepared soil. “In the beginning, it did not have a warm welcome. People laughed at me, arguing that Mauritians would never buy soil in bags. Then, thanks to an initial breakthrough at Jumbo, I quickly found customers in various supermarkets and also in hardware stores”.

Manand then launched the Serre de Palma company in 2007 and became more professional. He imported exotic plants such as the money tree, orchids, lucky bamboo, and zamia, but also fertilisers, gardening products such as pots, clay beads, perlite, Peat moss, Coco Peat, etc. Serre de Palma soon became a real one-stop-shop for gardening. Mauritians even come to his home on Felico Avenue, where his house is set in a lush environment.

How did Manand come to know so many things, he who had not studied agriculture or agronomy? “My ideas, I first looked for them on the web, but much more through my travels and my encounters in Singapore, China, Vietnam, and Turkey in particular. I enriched my knowledge through these contacts and guided with the curiosity that led me to train in places of production abroad. In fact, I learnt in the university of life”.

Today, he trains plant growers across the island (about twenty) and also retired people who produce plants for him. Manand is always ready to help, to give advice, even if people have not bought plants from him. He notes that the interest of Mauritians in gardening and plants is growing.

People, sometimes influenced by their travels, or the need to reconnect with nature, are interested in having plants. House projects now include gardens, well-planted courtyards. Those in flats choose appropriate plants.

Manand believes that Mauritius could become “a leader and model in agriculture”. “We live in a tropical country. If we can manage our water supply, we can be the benchmark for the region. We have to be inspired by Israel, a dry country, which is now a major exporter of fruit and vegetables. We also need to stop politicising the distribution of land for agriculture and give it to people who get involved”. The other urgent challenge is, he says, the lack of labour. “If we want to make progress like Singapore or Dubai, we need to encourage the influx of foreign labour, while ensuring a legal framework that gives them good living conditions”.

Through the success of his company, Manand’s words take on their full meaning. Let’s hope they don’t fall in deaf ears.

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