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Philippe Hitié : la confiance est là, le tourisme va redémarrer

Le 1er octobre on voit arriver la première vague, qui n’est certes pas aussi importante que celle des années précédentes, mais qui va avoir un effet boule de neige et montrer vis-à-vis de nos partenaires que l’île Maurice a toujours la cote.

Après dix-neuf mois à l’arrêt, le tourisme va reprendre et Maurice a les atouts nécessaires pour réussir la relance. Philippe Hitié, fondateur et président exécutif de Summertimes en est convaincu. De Paris, où il est actuellement pour le salon IFTM TopResa, il nous partage son optimisme dans l’avenir, sa fois dans la destination Maurice, sa confiance dans le marché. Il rassure les employés du secteur et revient aussi sur cette période noire de la crise et en tire les conséquences.

Vous êtes à Paris dans le cadre du salon IFTM TopResa qui n’avait pas pu se tenir l’année dernière en raison de la pandémie. Est-ce un signe que les choses retournent à la normale ?

Certainement, c’est un signe que les choses reviennent à la normale. Les tour-opérateurs, les compagnies aériennes, les journalistes, tout le monde attend cet événement qui est l’élément phare du marché français pour la présentation des brochures et de toute la démarche stratégique par rapport à la prochaine saison 2021-2022. Je crois que TopResa is back et ça, c’est une excellente nouvelle pour nous tous. C’est aussi un signe très fort à l’industrie touristique. La MTPA, le ministère du Tourisme, les partenaires seront présents comme d’habitude.

 

Quel message allez-vous apporter aux Français qui constituent la majorité de nos visiteurs ?

Le message le plus important c’est de restaurer la confiance. C’est de montrer que Maurice tient beaucoup à ce marché, le plus important pour nous. Il l’a toujours été et le sera toujours. Fort de cela, il est important de rassurer nos partenaires et les compagnies aériennes que l’île Maurice s’est engagée depuis la première phase de la réouverture le 15 juillet jusqu’à la grande réouverture le 1er octobre à respecter ses engagements et qu’on est prêt pour la relance.

Êtes-vous optimiste quant à une reprise pérenne de l’industrie touristique ?

J’en suis certain. J’ai vu la tendance des réservations, l’engagement des compagnies aériennes, la mise en place des protocoles sanitaires qui nous assurent une protection. Je vois aussi ce qui se passe ailleurs. Je suis en ce moment à Paris et de ce que je vois dans les magasins, les restaurants et les transports publics, je peux dire que les choses sont revenues à la normale. Il faut respecter les protocoles et les consignes sanitaires.

Ce qui est aussi important pour nous, c’est le plan qu’Air Mauritius doit mettre en place, son rôle dans l’accompagnement du marché touristique et aussi des voyageurs mauriciens, des hommes et femmes d’affaires.

Personnellement, je peux annoncer que Corsair, dont Summertimes est le représentant à Maurice, annonce 5 vols à partir du mois d’octobre au départ de Lyon et Marseille, ce qui va nous permettre d’élargir la base de notre clientèle française.

Le mot-clé aujourd’hui est la confiance. Le redémarrage est pour demain. Je voudrais rassurer le personnel touristique : certes il y a eu une crise, certes, il y a eu une difficulté mais l’espoir est là. Ceux qui comprennent ce métier, ceux qui ont la vocation, ceux qui prennent plaisir à ce métier doivent être rassurés que cela va aller mieux.

Pendant ces 19 derniers mois, a surtout entendu parler d’hôtels fermés. Qu’en était-il du secteur des réceptifs dont votre entreprise Summertimes fait partie ?

Les réceptifs, les agences de voyages, les voituriers ont connu une période extrêmement difficile tout comme l’hôtellerie. Cela fait 19 mois que nous n’avons pas eu de recettes et il a fallu qu’on s’appuie sur le soutien de l’État pour le personnel, sur les partenaires et les banques. Nous avons mis en place une campagne d’économie et on a tenu. Nos équipes sont toujours présentes. Au niveau de Summertimes, nous avons toujours respecté nos engagements vis-à-vis de nos fournisseurs et de nos hôtels. De la même manière, nos tour-opérateurs internationaux ont respecté leurs engagements vis-à-vis de nous. Pour nous, cela a été un signe fort de la confiance entre partenaires construits sur du solide.

Nous avons eu le privilège de nous occuper des clients et du convoyage de la quarantaine depuis le 15 juillet, ce qui nous a apporté une contribution importante. Le 1er octobre on voit arriver la première vague, qui n’est certes pas aussi importante que celle des années précédentes, mais qui va avoir un effet boule de neige et montrer vis-à-vis de nos partenaires que l’île Maurice a toujours la côte.

Est-ce que la crise sanitaire va pousser à une refonte de votre business model ?

C’est une période qui nous a permis de réfléchir, de mettre en place de nouveaux process comme le Work from Home, instaurer des réunions par Teams, par Zoom. On était en contact permanent avec nos partenaires à l’étranger. Il fallait les rassurer, les tenir au courant de ce qui se passait et toujours dire la vérité. Nous avons démontré à l’île Maurice que nous avons pu garder ce partenariat actif.
Certes, nous avons dû revoir certaines tendances au niveau de nos partenaires, en termes de ce que nous allons offrir à nos clients, qui sont, de par le monde, plus écoresponsables, et Summertimes a intensifié davantage son engagement.

Nous avons aujourd’hui des produits qui démontrent notre conscience de l’environnement, notre engagement social. Cela existe depuis des années déjà et aujourd’hui nous l’avons renforcé et c’est très bien accueilli par les tour-opérateurs et les médias. Nous attendons avec impatience à pouvoir le faire vivre à nos clients et nos partenaires mauriciens que nous avons choisis.

Nous sommes certifiés ‘SafeTravels’ une certification délivrée par le World Travel & Tourism Council (WTTC). Elle garantit les meilleures pratiques conformément aux protocoles sanitaires globaux de la nouvelle norme, assurant ainsi la sécurité de nos clients.

Déjà avant la pandémie, on voyait l’émergence d’un nouveau type de voyageur plus conscient de son impact sur l’environnement et la planète en général. Est-ce que votre entreprise est prête à cela ?

Le client est habitué à une expérience culinaire, à des activités et de l’hospitalité d’un hôtel. Aujourd’hui, il veut une expérience hors circuit hôtelier ; il veut du contact avec la communauté locale. Il veut être sûr que le partenaire qui le reçoit l’accompagne dans ce désir-là. Et cette réponse à ces attentes, l’île Maurice peut le faire parce que nous avons une culture très riche, une histoire riche, des artistes, des artisans, des gens qui font un travail extraordinaire. Nous avons hâte de faire vivre cela à nos visiteurs mais aussi aux Mauriciens qui ont également soif de leur histoire.

 

 

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