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Culture

Pascal Lagesse expose ses tableaux « Zafer » au Hennessy Park Hotel

April 23, 5:01 pm

Trois ans après son exposition au Caudan Arts Centre, Pascal Lagesse sort de sa caverne pour une huitième expo en solo à l’invitation du Hennessy Park Hotel. L’occasion de voir ses « Zafer » sur le Wall Art de cet établissement devenu une référence pour la promotion de la culture. Le style particulier de cet artiste aux talents multiples, puisqu’il est aussi écrivain et photographe, a bien évolué depuis les premières esquisses en 2003. Reconnaissable par les figures géométriques des éléments de la nature et des couleurs vives, le style Zafer est à l’image même de son concepteur, joyeux, indéfinissable mais porteur de sens. À la veille de l’ouverture de cette exposition, il se confie à VoyA-G.

Aucune thématique

Pour cette nouvelle exposition, Pascal ne s’impose, encore une fois, aucune thématique. Mais tous les tableaux ont en commun l’île Maurice, ses paysages, son dodo. « Les paysages de Maurice reviennent souvent parce que quand j’ai commencé à peindre, je faisais la peinture classique et j’ai été paysagiste. C’est la chose que j’aime le plus mais parfois je réagis aussi par rapport à l’actualité ici ou dans le monde en général ». Effectivement au milieu des paysages sublimés de l’île, Pascal s’interroge sur le devenir de notre littoral face au réchauffement climatique et à la montée des eaux.

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Le peintre s’intéresse aussi à une île Maurice fantasmée, une île pas encore touchée par les humains, une île où l’on voit resurgir le dodo. Ramener cet oiseau défunt, à la fois symbolique de Maurice mais aussi synonyme de l’empreinte destructrice de l’homme, n’est pas une lubie de Pascal mais participe à un acte cathartique. L’artiste qui ne cache pas sa bipolarité qui le met parfois dans des états dépressifs avoue que peindre le dodo est la chose qui lui fait le plus de bien.

« La démarche est purement égoïste car avec cette maladie tu passes dans des bas-fonds et il n’y a que le dodo qui peut m’en sortir ; il me fait sourire, il me fait du bien. Quand tu vois mes dodos, ils se retrouvent dans cette espèce de monde idyllique qui n'a pas existé et qui n’existera jamais avec les arbres carrés, aux feuillages en triangle etc., cela me donne une espèce de joie intérieure indescriptible. Je ne peux pas expliquer pourquoi le dodo et pas autre chose ».

Ce refuge dans l’art explique pourquoi Pascal peint aujourd’hui 7 jours sur 7 parce que style Zafer lui fait le plus de bien. On pourrait dès lors postuler que ce style né en 2003 est aujourd’hui abouti mais l’artiste réfute cela.  « Il n’est pas encore abouti mais il évolue. Il y a des changements dans la manière dont je peins, par rapport au fond. Je peins aujourd’hui sur un canevas rouge qui donne plus de luminosité au tableau. Ce qui fait que le tableau est plus joyeux. Par ailleurs, j’ai aujourd’hui une végétation propre à moi avec des arbres carrés, des feuillages géométriques. Mais le style est encore appelé à évoluer ». On suivra cela avec beaucoup d’intérêt. En attendant, prenons plaisir à voir le travail réjouissant à la fois pour les yeux et pour l’âme que nous propose Pascal du 25 avril au 24 mai sur le Wall Art de Hennessy Park Hotel.  

Facebook/pascallagessemauritianartist

Pascal Lagesse exhibits his ‘Zafer’ paintings at the Hennessy Park Hotel

Please don’t get any hint of the naughty, but three years after his exhibition at the Caudan Arts Centre, Pascal Lagesse is coming out of his cave for his eighth solo show at the invitation of the Hennessy Park Hotel. This is an opportunity to see his ‘Zafer’ on the Wall Art of this establishment, which has become a benchmark for promoting culture. The distinctive style of this multi-talented artist, who is also a writer and photographer, has evolved considerably since his first sketches in 2003. Recognisable by the geometric figures of the elements of nature and bright colours, Zafer’s style is the very image of its creator: joyful, indefinable but full of meaning. On the eve of the opening of this exhibition, he talks to VoyA-G.

For this new exhibition, Pascal has once again chosen no particular theme. But all the paintings have Mauritius, its landscapes and its dodo in common. ‘The landscapes of Mauritius come up a lot because when I started painting, I did classical painting and I was a landscape painter. It’s what I love most, but sometimes I also react to current events here or in the world. Indeed, amidst the island’s sublime landscapes, Pascal wonders about the future of our coastline in the face of global warming and rising sea levels.

The painter is also interested in a fantasised Mauritius, an island as yet untouched by humans, an island where we see the dodo resurfacing. Bringing back this defunct bird, symbolic of Mauritius but also synonymous with man’s destructive imprint, is not a whim of Pascal’s but part of a cathartic act. The artist, who makes no secret of the fact that he is bipolar and sometimes in a state of depression, admits that painting the dodo is the thing that does him the most good.

‘It’s a purely selfish thing to do, because with this illness you’re in the depths and the only thing that can get me out of those depths is the dodo; it makes me smile, it makes me feel good. When you see my dodos, they’re in this sort of idyllic world that hasn’t existed and never will, with square trees, triangular foliage etc. It gives me a sort of indescribable inner joy. I can’t explain why the dodo and not something else’.

Taking refuge in art explains why Pascal now paints 7 days a week, because the Zafer style does him umost good. One might postulate that this style, born in 2003, is now mature, but the artist refutes this.  ‘It’s not mature yet, but it’s evolving. There are changes in the way I paint, about the background. I now paint on a red canvas, which gives the painting more luminosity. It makes the painting more cheerful. I’ve also developed my own style of vegetation, with square trees and geometric foliage. But my style is still evolving.

We’ll be watching with great interest. In the meantime, let’s take pleasure in seeing Pascal’s eye-catching and soul-stirring work on the Wall Art of the Hennessy Park Hotel from 25 April to 24 May.

Facebook/pascallagessemauritianartist

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