Dans l’atmosphère feutrée de 20/Vin à Grand Baie, les verres s’alignent lentement sur le comptoir. Quelques notes boisées flottent déjà dans l’air tandis que les invités découvrent, au fil des dégustations, plusieurs expressions emblématiques du whisky américain. À l’occasion du Whiskey Month, célébré tout au long du mois de mai, Grays organisait une soirée dédiée à l’univers de Jack Daniel’s, avec une ambition simple : faire découvrir le whisky autrement.
Pour, Jerzy Karel Narraidoo, Brand Ambassador Premium Spirits chez Grays, l’idée dépasse largement le simple exercice de dégustation. « Aujourd’hui, on le mixe beaucoup dans les cocktails. Là, on veut vraiment le découvrir de façon nue, apprendre à le déguster, à l’apprécier avec des accords précis », explique-t-il.
Chaque pairing de la soirée a ainsi été pensé pour révéler certaines caractéristiques aromatiques des whiskies proposés. Le mythique Old No. 7, avec ses notes boisées et sa chaleur caractéristique, accompagnait par exemple des bouchées grillées spécialement imaginées pour dialoguer avec le profil du Tennessee whiskey. « Ce n’est pas fait de façon aléatoire », insiste Jerzy Karel Narraidoo. « Même quelque chose de très simple peut créer une belle harmonie quand on comprend le spiritueux. »
Au-delà du produit, c’est aussi toute une culture du whisky que Grays cherche à transmettre. La soirée permettait ainsi de parcourir plusieurs expressions de la maison américaine : le classique Old No. 7, le plus populaire et souvent associé aux cocktails, mais aussi le Gentleman Jack et surtout le Single Barrel, apprécié des amateurs pour son caractère unique.
Le whisky comme culture et savoir-faire
« Chaque Single Barrel provient d’un seul fût sélectionné par le master distiller. Chaque batch aura donc un goût légèrement différent. C’est ce qui le rend unique », précise-t-il. Une approche presque artisanale qui fascine les passionnés présents ce soir-là, certains étant eux-mêmes collectionneurs de bouteilles rares de Jack Daniel’s.
L’événement était également l’occasion de découvrir un autre grand nom du whiskey américain : Woodford Reserve, straight bourbon du Kentucky élaboré selon une méthode plus proche du scotch, avec une distillation en pot still de cuivre. « Avec son pourcentage élevé de seigle, il développe des notes plus épicées et une complexité remarquable », explique Jerzy Karel Narraidoo, qui le considère comme l’un des meilleurs whiskies pour préparer un Old Fashioned.
Car derrière ces soirées, il y a aussi une volonté de démocratiser la culture du bar et de la mixologie à Maurice. Selon lui, le métier reste encore trop souvent éclipsé par l’univers du vin et de la sommellerie. « Le whisky, le gin ou la tequila demandent eux aussi un vrai savoir-faire. Aujourd’hui, mon souhait est d’élever davantage le métier de bar. »
Cette évolution passe notamment par la créativité locale. Jerzy Karel Narraidoo encourage les bartenders mauriciens à travailler avec des ingrédients du terroir : poivres locaux, herbes aromatiques, sirops maison ou fruits tropicaux. « On peut créer énormément de choses ici. Il faut pousser les jeunes à expérimenter et à développer leur propre identité. »
L’arrivée de Cutty Sark à Maurice
Le whisky continue d’ailleurs de séduire le marché mauricien. « Les Mauriciens ont toujours été de grands consommateurs de whisky », observe-t-il. Même si les touristes européens privilégient souvent le rhum pendant leurs vacances dans l’île, le whisky conserve une clientèle fidèle, notamment auprès des voyageurs asiatiques, grands amateurs de spiritueux premium.
Jerzy Karel Narraidoo souligne également l’évolution spectaculaire de l’industrie mondiale du whisky, portée notamment par l’Asie et l’Inde, devenue aujourd’hui l’un des plus importants producteurs mondiaux. « Le whisky est en pleine expansion. Les grands whiskies ne viennent plus uniquement d’Écosse ou des États-Unis. »
Mais cette soirée marquait aussi une nouveauté importante pour Grays : l’introduction du célèbre Cutty Sark sur le marché mauricien. Né à Londres en 1923 sous l’impulsion de Berry Bros. & Rudd, ce blended scotch au style plus léger et accessible s’inspire du mythique clipper Cutty Sark, l’un des voiliers les plus rapides de son époque. Sa célèbre étiquette jaune, devenue iconique, serait même née… d’une erreur d’impression.
Avec ses notes délicates, ses influences de Speyside et son profil pensé pour les cocktails comme pour une dégustation plus légère, Cutty Sark complète désormais le portefeuille de Grays aux côtés des grandes références américaines et écossaises.
Et au fond, c’est peut-être cela que cette soirée cherchait avant tout à transmettre : le whisky comme expérience de partage. « L’idée aujourd’hui, c’est vraiment de découvrir, d’échanger et de partager autour de cette boisson iconique », résume Jerzy Karel Narraidoo avant de lever son verre. « Jack is there to be lived. »
A celebration of whisky: Grays marks Whiskey Month at 20/Vin
A tasting designed as a discovery
In the intimate atmosphere of 20/Vin in Grand Baie, glasses slowly lined the counter as woody aromas filled the air. Throughout the evening, guests discovered several iconic expressions of American whiskey during a tasting event organised by Grays as part of Whiskey Month celebrations held throughout May.
The evening focused on the world of Jack Daniel’s, with a simple objective: helping guests experience whisky differently.
For Jerzy Karel Narraidoo,
Brand Ambassador Premium Spirits, the idea goes far beyond a standard tasting session. “Today, whisky is very often mixed into cocktails. Here, we really want people to discover it neat, to learn how to taste it properly and appreciate it through carefully selected pairings,” he explains.
Each pairing during the evening had been designed to highlight specific aromatic characteristics of the whiskies served. The iconic Old No. 7, with its woody notes and distinctive warmth, was paired with grilled bites specially prepared to complement the Tennessee whiskey profile. “Nothing is random,” says Jerzy Karel Narraidoo. “Even something very simple can create beautiful harmony when you understand the spirit.”
Beyond the products themselves, the event also aimed to share whisky culture and storytelling. Guests were introduced to several expressions from the American distillery, including the classic Old No. 7, the smoother Gentleman Jack and the highly appreciated Single Barrel edition.
“Each Single Barrel comes from one individually selected cask chosen by the master distiller. Every batch therefore develops slightly different flavours. That’s what makes it unique,” he explains. The almost artisanal approach fascinates many enthusiasts attending the evening, some of whom are themselves collectors of rare Jack Daniel’s bottles.
The event also featured another major American whiskey name: Woodford Reserve, a Kentucky straight bourbon crafted using a distillation process closer to Scotch whisky traditions, with copper pot stills instead of the more common column stills.
“With its higher rye content, it develops spicier notes and remarkable complexity,” says Jerzy Karel Narraidoo, who considers it one of the best whiskies for preparing an Old Fashioned cocktail.
Behind these tasting evenings lies another ambition: promoting bar culture and mixology in Mauritius. According to him, the profession still receives less recognition than wine and sommellerie. “Whisky, gin or tequila also require genuine expertise. One of my biggest wishes is to further elevate the bar profession.”
That evolution, he believes, should also come through local creativity. Jerzy Karel Narraidoo encourages Mauritian bartenders to work with local ingredients such as native peppers, herbs, homemade syrups and tropical fruits. “There is enormous potential here. Young bartenders should be encouraged to experiment and develop their own identity.”
The arrival of Cutty Sark in Mauritius
Whisky also continues to enjoy strong popularity in Mauritius. “Mauritians have always been big whisky consumers,” he notes. While European visitors often turn to rum during their stay on the island, whisky maintains a loyal following, particularly among Asian travellers who are major consumers of premium spirits.
Jerzy Karel Narraidoo also highlights the spectacular growth of the global whisky industry, especially across Asia and India, now one of the world’s leading whisky producers. “Whisky is expanding rapidly. Great whiskies are no longer produced only in Scotland or the United States.”
The evening also marked an important new development for Grays with the introduction of Cutty Sark to the Mauritian market. Created in London in 1923 by Berry Bros. & Rudd, the lighter-style blended Scotch takes its name from the legendary Cutty Sark tea clipper, one of the fastest ships of its time. Its now-famous yellow label reportedly originated from a printing mistake that eventually became part of the brand’s identity.
With its delicate Speyside-influenced profile and approachable character suited both to cocktails and lighter sipping occasions, Cutty Sark now joins Grays’ portfolio alongside major American and Scottish references.
Ultimately, that spirit of sharing may have been the true purpose of the evening. “Tonight is really about discovering, exchanging and sharing around this iconic spirit,” concludes Jerzy Karel Narraidoo before raising his glass. “Jack is there to be lived.”













