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Arvind Bundhun : Un vent nouveau souffle sur la planète du tourisme

Le 1er octobre on voit arriver la première vague, qui n’est certes pas aussi importante que celle des années précédentes, mais qui va avoir un effet boule de neige et montrer vis-à-vis de nos partenaires que l’île Maurice a toujours la cote.

En marge de l’incontournable salon IFTM TopResa, le directeur de la MTPA, Arvind Bundhun, nous fait le point sur la situation l’industrie touristique où il affirme que le vent a enfin tourné. Il nous explique aussi le message qu’il va apporter à Paris et comment se présente l’avenir avec la réouverture des frontières.

Maurice est présent cette année au salon IFTM TopResa à Paris. Est-ce que cela veut dire que les choses reviennent à la normale pour le tourisme ?

Il est sans doute encore trop tôt pour évoquer un retour à la normale mais on sent qu’un vent nouveau souffle sur la planète du tourisme, le secteur le plus meurtri par la pandémie à Maurice et dans le monde. L’année dernière à cette même époque nous nous apprêtions à rouvrir nos frontières après la première vague de Covid-19. Mais le monde n’était pas encore prêt. Il n’y avait pas assez d’avions, la pandémie faisait rage dans plusieurs pays dont nos marchés émetteurs. C’était vraiment compliqué.
Cette année, beaucoup de choses ont changé. Il y a d’abord les vaccins qui sont venus contrer les effets dévastateurs du coronavirus. De ce fait, la situation est bien meilleure dans les pays qui nous intéressent. Les voyageurs ont le moral et veulent de nouveau prendre des vacances loin de chez eux. Ensuite, le trafic aérien a considérablement augmenté. Oui, il a y un semblant de retour à la normale. Le fait qu’on soit présent physiquement dans un des plus grands salons du tourisme indique que la reprise pointe son nez.

 

Maurice a eu une mauvaise presse en France récemment. Est-ce que cela a impacté les réservations pour la destination ?

Il est dommage que certains journalistes mauriciens, pour qui les mots déontologie et éthique semblent inconnus, prennent un malin plaisir à ruiner l’image de notre pays. Cela en manipulant les chiffres et les faits. À un moment où tout le monde se serre les coudes, où le gouvernement apporte un soutien financier considérable aux secteurs touchés par la pandémie, il se trouve toujours des pyromanes pour alimenter les braises…

Cela avait déjà été le cas l’année dernière avec le drame du MV Wakashio. Mais nous ne sommes pas restés les bras croisés et avons rétabli les faits à travers une communication transparente et objective grâce notamment à notre site Mauritius Now et aussi à nos bureaux présents dans nos principaux marchés émetteurs.

Qu’est-ce que vous allez dire aux visiteurs et aux partenaires de l’industrie en France ?

 

Dans la période prépandémie, nous faisions un marketing autour de l’offre diversifiée de Maurice et marquions la différence avec la qualité légendaire de notre hospitalité et de nos services. Nous n’allons pas changer cela mais notre message sera accompagné cette fois d’un discours sur les garanties que nous offrons pour que le voyageur puisse être rassuré quant à son déplacement et son séjour.

Aujourd’hui, les gens veulent avoir l’assurance que tout au long de leur voyage, ils seront bien pris en charge et que leur santé ne sera pas à risque. Nous allons donc bien exposer les protocoles mis en place depuis l’embarquement, pendant le vol, à l’arrivée, lors de leur transfert, lors de leur séjour et également pour le retour.

Nous allons aussi mettre l’accent sur le fait que nous sommes une population avec un taux de vaccination au-delà des 60 %, ce qui nous situe parmi les 50 pays les plus vaccinés au monde. De fait, tout le personnel avec lequel le voyageur sera en contact, que ce soit à l’aéroport, dans l’avion, dans le taxi ou à l’hôtel est déjà vacciné. Les touristes pourront aussi se déplacer en toute confiance en respectant les normes sanitaires.

Est-ce que tous les acteurs majeurs de l’industrie touristique mauriciens seront présents ? Serez-vous dans d’autres salons ?

Il y aura une délégation d’une vingtaine d’opérateurs qui sera présente. La présence physique est un plus dans le marketing de la destination. Nous avons pu le remarquer lors des derniers salons d’avant la pandémie. Toutefois, nous irons dans les salons importants seulement si les conditions garantissent une sécurité sanitaire absolue pour les exposants. Les salons traditionnels ne se font pas tous encore en présence physique. Nous allons étudier chaque événement au cas par cas et être présent où c’est faisable et si le retour sur investissement est intéressant.

Comment se présente la réouverture des frontières ? Êtes-vous satisfait du nombre des réservations ?

La réouverture des frontières était attendue depuis plus d’une année. Après la première vague de Covid-19 en 2020, nous étions prêts à le faire mais la situation de la pandémie dans le monde ne le permettait pas. Le vaccin est venu changer la donne et nous savons pertinemment que la réouverture était conditionnée par ce fait. Nous avons opté pour une réouverture en phases. La première phase nous a permis, d’une part, de voir le fonctionnement des nouveaux protocoles sanitaires, condition sine qua non du nouveau voyage, et, d’autre part, de voir comment la destination se portait. 

Nous pouvons dire d’emblée que les protocoles mis en place ont très bien fonctionné que ce soit au niveau des services d’arrivées et de départ à l’aéroport et également dans le secteur de l’hospitalité.

S’agissant des réservations, la situation évolue de jour en jour et il est difficile de vous donner un chiffre exact. Ainsi, au début du mois de septembre nous avions enregistré quelque 16 000 réservations pour le mois d’octobre. Il y a eu depuis une hausse des réservations mais aussi quelques annulations. Ce qui fait qu’au moment où je vous parle, les réservations se chiffrent à 45 000. Quant au taux de remplissage, les chiffres fluctuent de jour en jour mais les retours que nous avons de l’Ahrim indiquent un taux moyen de 30 % pour octobre et novembre. Nous pensons que cela devrait évoluer favorablement dès que les opérations auront commencé.

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